Cinéma: La fréquentation des salles européennes en hausse en 2014

ECONOMIE Après une année 2013 en berne, 911 millions de places ont été vendues l'an passé...

20 Minutes avec agences

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Extrait de la comédie «Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu?».
Extrait de la comédie «Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu?». — UGC Distribution

Les Européens ont été légèrement plus au cinéma en 2014 grâce au succès des films européens. Selon les chiffres provisoires publiés ce mardi par l'Observatoire européen de l'audiovisuel, la fréquentation a précisément connu une modeste croissance de 0,7% sur un an en 2014 à 911 millions de places vendues, après une année 2013 en berne (à son plus bas niveau depuis 2005). 

Les recettes brutes des salles, qui suivent la même courbe, ont quant à elles augmenté de 0,6% à 6,32 milliards d'euros. Il s'agit cependant du deuxième résultat le plus faible sur les cinq dernières années, précise l'Observatoire dans un communiqué. L'augmentation de la fréquentation résulte principalement d'une forte croissance du nombre d'entrées en France (+7,7%), en Espagne (+13,6%) ou en Pologne (+11,4%), tandis que des baisses significatives sont observées en Italie (-6,1%) et en Allemagne (-6,1%).

De Hunger Games à Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu? 

Comme les années précédentes, les suites et les «spins off» (films dérivés) sont en tête des box-offices de l'Union européenne, avec The Hobbit: The Battle of the Five Armies (22,7 millions d'entrées) et The Hunger Games: Mockingjay - Part 1 (20,1 millions) aux deux premières places. Premiers films européens, les Français Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu? (17,1 millions d'entrées) et Lucy (15,2 millions) comptent parmi les plus gros succès, respectivement à la 5e et 6e place du box-office.

La comédie espagnole Ocho appellidos vascos (Huit noms de famille basques), qui se moque de la fierté identitaire basque, plus gros succès espagnol de tous les temps, s'inscrit, quant à elle, à la 18e place.

Le succès des films européens

La hausse de la fréquentation est ainsi principalement tirée par le succès des films européens, souligne l'étude. La part de marché de ces œuvres a, en effet, bondi à 33,4% (contre 26,2% en 2013), soit un record depuis 1996, année du début de ces statistiques. La part des films américains, elle, tombe à 63,1%, loin du niveau record de 69,5% en 2013.

La production de films dans l'UE a poursuivi, de son côté, sa progression, avec 1.603 longs-métrages, contre 1.587 en 2013. Avec 92% du parc de l'UE converti au numérique fin 2014 (et près de 2.000 nouveaux écrans convertis dans l'année), la numérisation des écrans est presque achevée, indique encore l'Observatoire.