VIDEO. «Xenoblade Chronicles 3D»: Le meilleur du jeu de rôle japonais tient dans une main

JEU VIDEO Après avoir régalé les possesseurs de Wii, ce jeu généreux et immersif a été adapté pour la New Nintendo 3DS...

Joel Metreau
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Shulk, le héros de «Xenoblade Chronicles 3D».
Shulk, le héros de «Xenoblade Chronicles 3D». — Nintendo

Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas eu la sensation euphorisante de tenir un monde complexe et vaste dans la main.  L’une des plus belles forces de Xenoblade Chronicles 3D (env. 40 €), c’est la taille de ses territoires, la quantité de quêtes et le souffle épique de l’histoire. Au total, ce jeu de rôle japonais disponible sur New Nintendo 3DS propose des dizaines d'heures de divertissement dans un univers riche de fantasy.

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Sur un monde de titans figés

Cette saga démarre par le combat entre Mékonis et Bionis, deux gigantesques titans qui finissent par se figer dans l’espace au moment de se porter un coup extraordinaire. Quelques millénaires plus tard, les Homz, des humanoïdes, se sont installés sur Bionis. Venus de l’autre titan, des Mékons, des machines cruelles et hostiles, viennent les envahir afin de les exterminer. La contre-attaque se prépare...

Des personnages sympathiques, un groupe à gérer

Au début, on peut se sentir déconcerté par la naïveté des dialogues. Mais les personnages dégagent une extrême sympathie, renforcée par leurs accents britanniques: le jeu est en anglais sous-titré en français. Le joueur accompagne d’abord le jeune Shulk, qui va se voir doté d’une arme légendaire, l’épée Monado. Au fur et à mesure de sa progression, il s’entoure de compagnons d’aventures comme son ami d’enfance Reyn, l’infirmière Sharla. Au joueur de veiller au mieux à la cohérence du groupe. C’est l’une des belles qualités de Xenoblade Chronicles 3D. Sa jouabilité repose énormément sur la manière dont les membres du groupe interagissent entre eux.

Des combats intéressants

Les combats sont d’autant plus intéressants que chaque personnage possède sa propre palette, large, de coups et de sorts appelés «Arts», que le joueur est invité à choisir, puis à employer au bon moment pour prendre l’avantage. Pour ces batailles qui se déroulent en temps réel, le joueur aura pris la précaution de choisir la combinaison de personnages (trois maximum) la plus pertinente. Un souci néanmoins: lorsqu’il y a plusieurs ennemis en même temps, c’est le sentiment de confusion qui domine.

Complexe et simple d'accès à la fois

Enfin, il faut saluer la simplicité d’accès au jeu. Malgré sa jouabilité complexe, des tutoriaux précis indiquent toutes les démarches à suivre. On les consultera régulièrement au départ pour se familiariser avec le fonctionnement de ce monde. Pratique, on peut se rendre facilement dans plusieurs points d’une région après l’avoir explorée. Et, pas inutiles, les sauvegardes sont possibles à n’importe quel moment hors des combats.

Point noir du jeu: ses graphismes, pas des plus jolis. Certains arrière-plans ressemblent à une bouillie de pixels. Au rang des petits bonus, un cycle jour-nuit: des personnages et des monstres n’apparaissent qu’à des moments précis de la journée. Ce qui confère le sentiment d’un monde non seulement vaste, mais très vivant.