VIDEO. «Assassin’s Creed Chronicles: China», une petite tranche d'infiltration dans l'Empire chinois

JEU VIDEO Ubisoft sort ce mercredi le premier épisode de ces «Assassin’s Creed Chronicles». Direction la Chine du XVIe siècle pour ce jeu de plateforme à la direction artistique originale...

Joel Metreau

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Shao Jun, héroïne de Assassin's Creed Chronicles: China. Lancer le diaporama
Shao Jun, héroïne de Assassin's Creed Chronicles: China. — Ubisoft

Le Proche-Orient médiéval, l’Italie de la Renaissance, le Paris de la Révolution… Et désormais la Chine au XVIe siècle. La licence Assassin’s Creed continue de voyager à travers le temps et les époques. Mais pour ces Assassin’s Creed Chronicles, dont le premier épisode situé en Chine sort ce mercredi, Ubisoft a choisi le genre du jeu de plateforme en «2,5» dimensions, soit à mi-chemin entre la 2D et la 3D. On est loin du jeu à gros budget qui sort désormais chaque fin d’année. Moins d’ambition donc, mais une délicatesse portée à la direction artistique.

Assassin's Creed Chronicles: Chine. - ubisoft

Encre de Chine

«Dès le départ, il était clair le design de ce jeu reposait sur la diversité des plans, explique Glenn Brace, directeur artistique de Climax Studios. On a commencé à regarder le travail artistique du XVIe siècle, notamment à l’encre de Chine. C’est très plat, mais plein de couches successives.»

Le créateur s'est également inspiré des œuvres contemporaines de l'artiste Jungshan. Pour les deux prochains épisodes à venir, l’un dans l'Inde coloniale, l’autre dans la Russie révolutionnaire, changement radical d’ambiances: «on souhaitait un contraste entre chaque épisode, par exemple avec une Inde très colorée et une Russie aux couleurs plus brutes qui correspondent à la révolution industrielle.»

Assassin's Creed Chronicles: Inde. - Ubisoft

Découverte dans un court-métrage en 2011

A chaque épisode, son héros ou héroïne, déjà connus de ceux qui n’auraient pas forcément joué aux jeux de la saga... mais déjà lu ou regardé d'autres œuvres du studio. «Les romans graphiques et tous les contenus transmédia que nous créons sont importants pour notre communauté, raconte Carsten Myhill, directeur du contenu sur la marque Assassin’s Creed (Ubisoft Montréal). On estime que Assassin’s Creed Chronicles est le point de départ naturel pour étendre leurs histoires.» Ainsi, la Chinoise Shao Jun est apparue dans le court-métrage d’animation de 2011 Assassin’s Creed Embers. Le Russe Nikolaï Orelov, lui, a fait ses premiers pas dans les comics Assassin's Creed The Fall et The Chain.

Assassin's Creed Chronicles: Russie. - Ubisoft

«Une expérience concentrée de Assassin’s Creed»

Le genre de la plateforme, plus accessible pour les novices, permettra sans doute de conquérir encore un plus large public. «Cela permet de conserver le cœur de l’expérience Assassin’s Creed, pointe Carsten Myhill. Soit des combats sur plusieurs niveaux, l’infiltration, une liberté de mouvement et du parkour... C’est une expérience concentrée de Assassin’s Creed sur le genre de la plateforme en 2.5 dimensions.»

Malgré la beauté du premier épisode, on reste toutefois sur sa faim par rapport à la narration. Difficile de s’attacher vraiment au personnage agile de Shao Jun, qui décide de venger la Confrérie chinoise des Assassins. Heureusement, l’accent mis sur l’infiltration demande au joueur une certaine patience et offre de la satisfaction.

D'une durée de près de cinq heures et à un prix modique (environ 10 euros sur PC, Xbox One et PS4), ce Assassin’s Creed Chronicles: China, uniquement disponible en téléchargement, plaira d'abord aux fans de la marque. Pour les autres, prière d'attendre les deux prochains épisodes ou le gros morceau de fin d'année...