Ignorant qui était Banksy, un Gazaoui vend 160 euros l'une de ses œuvres

CULTURE Un Gazaoui a vendu une oeuvre de Banksy qu'il avait trouvée dans les ruines de sa maison. Il accuse l'acheteur de l'avoir escroqué... 

A.L.

— 

Le cadre de la porte où Banksy auraitpeint «Bomb Damage», au milieu des ruines à l'est de Jebaliya, au nord de la bande de Gaza. Tuesday, March 31, 2015. Artworks by the elusive British graffiti artist Banksy are typically sold for hundreds of thousands of dollars, but in the Gaza Strip a local painter has succeeded in purchasing a Banksy original for less than $200. The popular street artist is believed to have sneaked into Gaza in February, leaving behind four murals including one drawn on a metal door that depicted a Greek goddess cowering against the rubble of a destroyed house. The painting of the goddess Niobe, titled "Bomb Damage," was drawn on the lone remaining part of a two-story house belonging to the Dardouna family in Jabaliya, northern Gaza Strip. (AP Photo/Adel Hana)
Le cadre de la porte où Banksy auraitpeint «Bomb Damage», au milieu des ruines à l'est de Jebaliya, au nord de la bande de Gaza. Tuesday, March 31, 2015. Artworks by the elusive British graffiti artist Banksy are typically sold for hundreds of thousands of dollars, but in the Gaza Strip a local painter has succeeded in purchasing a Banksy original for less than $200. The popular street artist is believed to have sneaked into Gaza in February, leaving behind four murals including one drawn on a metal door that depicted a Greek goddess cowering against the rubble of a destroyed house. The painting of the goddess Niobe, titled "Bomb Damage," was drawn on the lone remaining part of a two-story house belonging to the Dardouna family in Jabaliya, northern Gaza Strip. (AP Photo/Adel Hana) — Adel Hana/AP/SIPA

En février, dix ans après ses pochoirs sur le mur israélo-palestinien, Banksy était à Gaza, où il a réalisé quatre œuvres, photographiées et mises en ligne sur sa page Facebook

L’une de ces œuvres, Bomb Damage, représentant la déesse grecque Niobé portant la main à son front, dans un geste d’affliction, avait été peinte au pochoir sur la seule porte debout d’une maison en ruines.

Cette maison appartenait à un certain Rabie Dardouna, un Gazaoui de 33 ans, qui, ignorant qui était le street-artist, et la valeur potentielle de l’œuvre, s’en est séparé pour seulement… 160 euros (700 shekels), rapporte Associated Press, comme repéré par France Tv Info.

«Je veux récupérer la porte»

«Je ne savais pas que ça pouvait avoir de la valeur. J’ai entendu que ça pouvait être vendu des millions», a déclaré mardi Rabie Dardouna, qui n’avait jamais entendu parler de Banksy. «Maintenant cette porte, je veux la récupérer», affirme l'homme qui accuse l'acheteur, un artiste local, d'escroquerie. 

Se défendant de toute volonté de profit, l'artiste assure avoir voulu «protéger la valeur artistique de l’œuvre, et empêcher qu'elle soit détruite» et être en contact avec les représentants de Banksy pour obtenir l’autorisation d’exposer la fresque à Gaza. 

 

#Banksy #Gaza

Une photo publiée par Banksy (@banksy.co.uk) le 25 Févr. 2015 à 2h26 PST