VIDEO. «Bloodborne», un jeu de rôle et d’action sans remord et sans pitié

JEU VIDEO «Bloodborne», jeu de rôle et d’action, situé dans un monde de dark fantasy, vient de sortir. Il est plébiscité par les joueurs...

Joel Metreau

— 

Bloodborne. Lancer le diaporama
Bloodborne. — sony / From Software

Un masochisme unanime. Bloodborne, une exclusivité à la console PlayStation 4 qui vient de sortir, est plébiscité par les joueurs. Pourquoi? Il offre un niveau de challenge rare à une époque où les jeux vidéo sont devenus plus faciles et accessibles. 

Un studio expérimenté

A la tête de la création de Bloodborne, on trouve un Japonais Hideta Miyazaki, patron du studio From Software. En 2009, ce dernier sort Demon’s Soul, suivi de deux successeurs spirituels, les Dark Soul. Des jeux appréciés pour leur jouabilité sans concession: ils ne prennent pas le joueur par la main, mais le giflent. Dans une interview au blog de PlayStation, Hideta Miyazaki explique: «Créer l’univers d’un jeu qui est toujours agréable avec les joueurs –ce n’est pas ainsi que je perçois le vrai monde. Que ce soit dans la nature ou dans la société, l’environnement est souvent dur et cruel –cela se traduit dans mes jeux.»

A lire: La difficulté dans les jeux vidéo, une tendance complètement maso

Une difficulté élevée

«Ne répétez pas les mêmes tactiques victorieuses, mais adaptez-vous aux circonstances chaque fois particulières.» Si Sun Tzu existait encore, il aurait appliqué son Art de la guerre à Bloodborne. Car dans ce jeu où on incarne un chasseur (ou une chasseuse) de monstres dans une ville maudite, les ennemis nécessitent de les vaincre par des stratégies différentes. Bloodborne demande au joueur de suivre une véritable courbe d'apprentissage. On meurt beaucoup, beaucoup, mais jamais par hasard. Une créature dissimulée derrière un recoin vous fait passer de vie à trépas? La prochaine fois, il faudra faire attention. Jusqu'au prochain piège. Dans sa progression, on guette avec anxiété ces petites lampes, qui font office de sauvegarde, et auprès desquelles on peut s’accorder un repos bien mérité.

A lire: Les jeux vidéo les plus difficiles, selon les internautes de 20 Minutes

Des combats dynamiques

Pas moyen de bloquer les coups de ses adversaires, il faut esquiver sans cesse. Par rapport aux Dark Soul, les combats sont plus nerveux et dynamiques. Vicieux, le jeu encourage la prise de risques. Pour chaque coup infligé par une créature, la barre de vie du héros descend. Et comme la meilleure défense, c’est l’attaque, il faut frapper dans un délai court pour la faire remonter. Le jeu demande une précision redoutable et une énergie immense. 

Des appels aux secours

Face à la difficulté, le mode en ligne permet d’appeler au moins un joueur à la rescousse. On peut aussi décrypter des messages laissés dans le monde par les autres joueurs. Prudence: certains messages sont animés de bonnes intentions, d’autres pas. La mort des autres joueurs sera aussi signifiée par une tombe, on peut voir leurs fantômes courir vers l'inconnu.

L'environnement gothique de Bloodborne. - Sony / From Software

Une atmosphère lugubre

Le monde de Yharnam a été ravagé par une étrange épidémie qui a transformé ses habitants en monstres. Des cadavres jonchent les rues, des cris plaintifs s'échappent des décors embrumés. Avec sa direction artistique très empruntée au gothique victorien, Bloodborne distille une ambiance très sombre, avec des créatures lovecraftiennes. Il en émane un sentiment poignant de mélancolie. D'autant plus que les victoires les plus âpres seront célébrées dans la solitude.