Chantal Ladesou coache les «Impertinentes»

HUMOUR «20 Minutes» est partenaire du concours d’humour au féminin, «Les Impertinentes»…

Benjamin Chapon

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Chantal Ladesou le 30 octobre 2014
Chantal Ladesou le 30 octobre 2014 — PJB/SIPA

Les neuf humoristes participant à la finale du concours Les Impertinentes ont répété une dernière fois devant leur coach, Chantal Ladesou. L’ultime occasion de rôder les 8 minutes de show qui devront convaincre, le soir du lundi 30 mars, un jury de professionnels et le public du Grand Point Virgule à Paris.

«Ah oui, celle-là, on a dit qu’on l’enlevait», se rappelle une candidate à propos d’une vanne sur la pédophilie avant d’enchaîner son sketch sur un petit ami unijambiste. «L’un des défauts des débutants, c’est de vouloir trop en dire et de ne pas laisser le temps pour les rires, les silences, explique Chantal Ladesou, coach des finalistes. Il faut être incisif, faire court et bien incarner son personnage.» Egalement venue «coacher» les Impertinentes, l’humoriste Claudia Tagbo va dans le même sens: «Il faut jouer avec votre corps, assumer ça.»

«L’occasion de se montrer»

«Prenez des risques, c’est le moment, enjoint Chantal Ladesou. On est là pour se tromper, là maintenant.» L’humoriste distille ensuite ses conseils, très concrets, sur le rythme des sketchs: «Elles arrivent avec leur univers qu’il faut accepter et ne pas chercher à altérer. Les conseils portent plus sur la technique, les déplacements. C’est important qu’elles soient bien au point pour cette soirée parce que c’est l’occasion pour elles de se montrer.»

Dans la salle, lundi soir, il devrait y avoir beaucoup de professionnels. «La télé a besoin de nombreux humoristes, des chroniqueurs, explique Chantal Ladesou. Mais les humoristes, surtout les jeunes femmes, n’ont pas beaucoup de possibilité de se montrer. Ce genre d’événements est parfait pour ça. Il n’y avait rien d’aussi bien organisé quand j’ai débuté

Chantal Ladesou a notamment été impressionnée par le travail de relooking offert aux finalistes par un partenaire du concours. «C’est vraiment super parce qu’on est parfois fauchée quand on débute dans l’humour. Et la question de savoir comment on s’habille pour monter sur scène, on n’en parle jamais mais c’est vraiment compliqué.»