VIDEO. «Ori and The Blind Forest»: Cinq raisons de rêver les yeux ouverts avec ce jeu de plate-forme

JEU VIDEO «Ori and The Blind Forest» vient de sortir sur Xbox One et PC (19,99€) . Un jeu de plate-forme visuellement riche et attachant...

Joel Metreau
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Le jeu Ori and the blind forest.
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Le jeu Ori and the blind forest. — Moon studio

Envie d'un jeu de plate-forme hors-norme? Ori and The Blind Forest («Ori et la forêt aveugle») vient de sortir sur Xbox One et PC (19,99€). Une œuvre délicate, remplie d'émotions, mais pas dépourvue de challenge!

Un studio tourné vers la lune

Le nom du studio est déjà une invitation à l’évasion, puisque les créateurs de Ori and the Blind Forest sont réunis au sein de Moon Studios («Studios Lune»). A la tête de Moon Studios, officie Thomas Malher, qui avait travaillé sur les cinématiques chez Blizzard Entertainment. Le premier jeu du studio, resté à l'état de démo, ne laissait pourtant pas rêveur. Il s’agissait d’un projet de jeu de tir et de stratégie, appelé «Warsoup», mélange de Starcraft II et de Halo. En 2011, changement de cap. En coopération avec Microsoft Games Studios, les studios Moon se lancent dans leur second jeu. Qui dit Microsoft, dit sortie exclusive à sa console Xbox One et au PC. 



Une histoire à sortir les mouchoirs

Merci de prévoir une boîte de Kleenex, car Ori commence dans la tristesse. On suit la petite créature Ori, un esprit de la forêt élevée au milieu des arbres, en compagnie de sa mère. Suite à un cataclysme, la mère s’effondre, et les mouvements délicats d’Ori pour la ranimer n’y feront rien. Elle meurt. La créature est désormais abandonnée à son sort, perdue dans cette vaste forêt, désséchée, qu'il faut ramener la vie. Pour compagnon, Ori peut juste compter sur Sein, un orbe luminescent. De 8 à 10 heures sont nécessaires pour arriver à l'émouvante fin.


Un style visuel féérique

Sur un plan graphique, Ori n’a rien à envier aux natures somptueuses de Hayao Miyazaki: Nausicaä de la vallée du vent, voyage de Chihiro, princesse Mononoké... On y retrouve aussi des réminiscences de jeux Ubisoft comme Child of Light ou Rayman Legends, deux titres également «faits main». Car Ori reflète, des premiers plans jusqu’aux décors du fond, un travail minutieux, sur les couleurs et les éclairages. Règne une luminosité diffusée comme si la nature est encore plongée dans le sommeil. Comme il n’y a pas de dialogues, mais la voix caverneuse d’un narrateur, il fallait que les décors excitent l’imagination.


Un gameplay à portée de tous

Il s’agit d’un jeu de plate-forme en deux dimensions. Un genre auquel la plupart des jouzeurs, même occasionnels, sont familiers. Bondir, s’agripper aux parois, jeter des sorts… Le développeur Thomas Malher a souvent cité le jeu Metroid parmi ses sources d’inspiration. Au début, Ori ne peut que sauter, et puis progressivement se découvre de nouveaux pouvoirs. Bien qu’accessible, le jeu demande à s'entraîner. On va beaucoup mourir. Heureusement, un système judicieux de sauvegarde permet de réapparaître devant les obstacles les plus coriaces et les énigmes à élucider.


On ose la flûte à bec

Grandiose et magique, la bande originale a été enregistrée par un orchestre symphonique à Nashville. Elle a été composée par Gareth Coker, un Britannique exilé à Los Angeles en 2009. Auparavant, il avait signé la musique d’un jeu où s’affrontaient dinosaures et chasseurs. On revient de loin: passant de Primal Carnage à Ori, l’auteur a saisi l’occasion d’affirmer ses choix mélodiques forts. Particularité de la B.O.? Elle offre une place à l’instrument qu’ont détesté des générations de collégiens, la flûte à bec. «C’est la première qu’un jeu vidéo utilise cet instrument dans une partition solo», déclare peu fier le compositeur sur son compte Facebook. Il fallait oser.