L'ethnologie mise en bulles au musée du quai Branly

BANDE DESSINÉE Trois dessinateurs seront dans l'assistance lors du cycle de conférences organisé ce week-end. Ils croqueront des scènes de l'événement. Leurs dessins seront relayés sur les réseaux sociaux...

Benjamin Chapon

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Le quai Branly accueille un cycle de conférences autour de l'ethnologie les 14 et 15 mars 2015
Le quai Branly accueille un cycle de conférences autour de l'ethnologie les 14 et 15 mars 2015 — Cyril Zannettacci

«L’ethnologie va vous surprendre», assure le musée du quai Branly qui organise, les 14 et 15 mars, un cycle gratuit de conférences et lectures qui occupera tous les espaces du musée, aussi bien le plateau des collections que l’auditorium, la salle de lecture, le hall…

Au milieu des conférenciers érudits et des visiteurs curieux, trois dessinateurs de bande dessinée seront chargés de rendre compte de ces deux jours d’échange: Boulet, Fabien Toulmé et Erwann Surcouf. Leurs dessins, réalisés en temps réel au musée, seront diffusés tout le week-end sur la page Facebook et le compte Twitter du Quai Branly.

«Tourné vers la salle»

Les trois dessinateurs ont carte blanche pour rendre compte des différentes activités. Erwann Surcouf espère capter «des petites scènes d’ambiance parmi le public. On va se promener dans le musée, on sera au milieu des gens.» Adepte de la vulgarisation sur son blog, dernièrement à propos de philosophie par exemple, Boulet devrait lui donner sa vision toute personnelle de l’ethnologie.

«Boulet s’intéresse beaucoup plus que moi à l’aspect scientifique, raconte Erwann Surcouf. J’imagine qu’il parlera du contenu des conférences dans ses dessins. Moi, je pense plutôt me tourner vers la salle, pour guetter les réactions des enfants par exemple.»

Un regard de non-spécialiste

«On n’est pas du tout des spécialistes de l’ethnologie. Moi, je n’y connais rien. Mais ce qui va être intéressant, c’est notre regard décalé, de béotien.» Au mépris de la grande leçon de l’ethnologie, qui énonce qu’il n’y a pas d’observateur neutre et que l’observant agi toujours sur l’observé, Erwann Surcouf espère «se fondre dans le décor. On va se faire oublier.»

Déjà invité par Radio France à dessiner les coulisses du festival de Cannes, Erwann Surcouf est presque un spécialiste pour «porter un regard de non-spécialiste. Le danger, c’est de se laisser porter par ce qui se dit plutôt que parce qu’il se passe.»