Condamnation pour plagiat de Pharell Williams et Robin Thicke: angoisses dans l’industrie musicale

JUSTICE Pharell Williams et Robin Thicke ont été condamnés pour plagiat de la légende soul Marvin Gaye. Un jugement qui étonne et scandalise certains experts de l'industrie musicale...

A.C. avec AFP

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Pharell Williams à Cannes
Pharell Williams à Cannes — Bebert Bruno / Sipa

«Je n'ai jamais vu un aussi mauvais jugement.» Selon Michael Harrington, compositeur et expert musical du SAE Institute, la condamnation pour plagiat des stars américaines Pharrell Williams et Robin Thicke pourrait déclencher une avalanche de poursuites.

Le jury d'un tribunal de Los Angeles a estimé mardi que les deux chanteurs vedette avaient enfreint les droits d'auteur de Marvin Gaye pour son titre de 1977, Got to give it up. Il a accordé environ 4 millions de dollars de dommages et intérêts et quelque 3,4 millions de dollars au titre des revenus générés par Blurred Lines, l'un des plus gros tubes planétaires de 2013, aux héritiers de l'icône soul».

«La peur grimpe à un niveau maximal»

«C'est un clou de plus dans le cercueil d'une industrie musicale qui se meurt, assure le compositeur Greg Wells, qui a co-écrit des titres avec les superstars Adele et Katy Perry. Cela confirme selon moi que pour la plupart des gens ordinaires, la musique sonne comme du chinois. Et ça fait grimper la peur à un niveau maximal pour des gens qui font ce que moi et Pharrell faisons pour gagner notre vie».

Le litige n'implique techniquement pas l'enregistrement de Got to Give It Up mais sa partition, qui était déposée. Parmi les preuves apportées par le clan Gaye, Robin Thicke lui-même, qui a déclaré dans les médias qu'il voulait écrire une chanson comme Marvin Gaye. Il s'était rétracté devant la cour en affirmant qu'il n'était pas sobre quand il avait parlé à la presse.