Daphné chante toutes les couleurs de l'amour

©2007 20 minutes

— 

Cheveux de jais, regard espiègle, silhouette gracile soulignée par une robe noire à fleurs, Daphné a des faux airs de fée. Pulpeuse jusqu'aux bords de ses lèvres roses, féminine jusqu'au bout de ses ongles rouges, l'elfe nous enchante avec son deuxième album, Carmin. « Rouge carmin comme le désir, la séduction, le coeur, le corps et le sang », explique la jolie poupée de son, qui décline en douze titres toutes les couleurs de l'amour. Dans ce disque à l'humeur rétro et baroque, la chanteuse de 32 printemps développe une écriture instinctive, au service de son plus bel instrument : sa voix, légèrement chevrotante, comme au bord de la rupture à la façon d'une Barbara.

« J'ai un rapport à la musique viscéral, très pur, mais je ne suis pas la Björk française. Le créneau est déjà pris par Emilie Simon », ironise Daphné. Enfant, cette native de Clermont-Ferrand se serait bien vue masseuse ou architecte. Mais sa passion pour la musique l'a rattrapée à 25 ans. « J'ai monté un groupe à Poitiers, on faisait des concerts. Et puis un jour, j'ai rencontré l'écrivain Bernard Werber, qui m'a beaucoup encouragée. Du coup, j'ai cherché un arrangeur et, un an plus tard, ma maquette était prête. Je l'ai donnée à Benjamin Biolay à la fin de l'un de ses concerts à Poitiers. Il m'a rappelée cinq jours après. Et m'a fait rencontrer mes futurs producteurs. S'il m'avait dit non, j'étais prête à faire le pied de grue dans les maisons de disques. » Vivre un conte de fées n'a pas de prix.