Preview BD: Découvrez les 10 premières planches de «Kingsman, services secrets»

BD Les éditions Panini Comics et «20 Minutes» ont le plaisir de vous présenter les dix premières planches de «Kingsman, services secrets», le comic à l’origine du film de Matthew Vaughn...

Olivier Mimran

— 

«Kingsman, services secrets» (extrait du comic)
«Kingsman, services secrets» (extrait du comic) — ® M. Millar, M. Vaughn, D. Gibbons & MARVEL 2015

Souvent galvaudée, l’expression «casting de rêve» prend tout son sens avec un comic qui réunit la crème de la création britannique du genre : le scénariste Mark Millar (Kick-ass, Civil War, Wanted, Ultimate X-Men), le réalisateur Matthew Vaughn (Kick-ass, X-Men le commencement, Layer cake) et le cultissime dessinateur Dave Gibbons (Watchmen, Green Lantern, Dr Who, Martha Washington). Leur one-shot, qui rend hommage au récit d’espionnage version James Bond, sort en VF exactement une semaine avant le film qui s’en inspire. Après l’avoir fait pour Miss Marvel, Aurélien Vives, rédacteur de Panini Comics, éclaire les lecteurs de 20 Minutes sur la singularité de ce titre. Retrouvez son intervention à la suite de la preview ci-dessous. Bonne lecture.

 

Résumé : Gary, un jeune banlieusard londonien en délicatesse avec la justice, est approché par son oncle Jack. Celui-ci lui révèle être un «super» agent de terrain pour les services secrets britanniques et souhaiter recruter le jeune homme, en lequel il pressent un gros potentiel. Gary accepte et intègre un programme de formation très spécial…

Quatre mains, deux oeuvres

Parce qu’on perçoit, dès son intro, ses nombreux clins d’œil à la pop culture (apparition de Mark Hamill, qui interpréta Luke Skywalker dans La guerre des étoiles; séquence de poursuite à skis qui rappelle Au service secret de sa majesté et L’espion qui m’aimait etc), on réalise d’emblée combien Kingsman aspire à séduire le plus grand nombre. Et combien ça marche! Carton annoncé au cinéma, succès probable en BD, ce titre conjugue les savoir-faire respectifs de Matthew Vaughn et Mark Millar. «Le projet est commun mais chaque créateur a ensuite œuvré de son côté pour offrir un récit dans la droite ligne de ce qu'il fait d'habitude», précise Aurélien Vives. «Mais si elles ont le même postulat de départ et reprennent des événements précis, les deux œuvres –le comic et le film- sont très personnelles».


Bulles vs Pellicule

À ce titre, sortir l’album une semaine avant sa déclinaison cinématographique apparaît comme un pari risqué: Les cinéphiles étant potentiellement (beaucoup) plus nombreux que les lecteurs de comics, un triomphe du film pourrait booster, mais aussi occulter la BD… «Sauf qu’on parle d'auteurs majeurs du monde des comics», tempère Aurélien Vives. «Pour les fans de BD, il s’agit essentiellement de la nouvelle oeuvre du scénariste de Civil War et Kick-Ass et du dessinateur de Watchmen. C'est déjà un événement en soi. Et pour ceux qui s'intéressent moins aux auteurs mais qui aiment bien les histoires d'espionnage à cent à l'heure et qui ont vu la bande-annonce du film, ils sauront qu'ils retrouveront ça dans le comic».

Trailer du film Kingsman, services secrets de Matthew Vaughn

Des auteurs anglais plus provocateurs

Avec son thème très «Bondien» et les origines de son trio créatif, Kingsman est un comic très «british». Et, paradoxalement, très représentatif du renouveau du comic made in USA depuis les années 1980. «L'apport des scénaristes et dessinateurs britanniques dans l'univers des comics est considérable depuis trente-cinq ans et la première vague d'auteurs d’outre-manche», confirme Aurélien Vives. «Au premier rang d'entre eux, on trouvait à l'époque Alan Moore (La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, Captain Britain, Watchmen) ou Alan Davis (Excalibur). Depuis, il y a eu Grant Morrison (New X-Men), Warren Ellis (Moon Knight, Nextwave), Garth Ennis (The Boys) ou encore Mark Millar, précisément. Ce sont des auteurs majeurs, aussi bien scénaristes que dessinateurs, souvent plus provocateurs et outranciers que leurs homologues américains».


Outrancier, Kingsman l’est indéniablement. Tout y est improbable, démesuré, caricatural et distancié… pour notre plus grand plaisir de lecteur, car comme le dit l’adage : «Plus gros c’est, meilleur c’est !». Captivant, souvent jouissif et formellement parfait, cet album se révèle une «oeuvre de divertissement» très aboutie. Mais aussi -et surtout- très prestigieuse.

«Kingsman - Services secrets», de M. Millar, M. Vaughn & D. Gibbons - éd. Panini Comics, 16,95 euros