Festival d’Angoulême: les jeunes mangavores n’attendent rien de la présidence Otomo

MANGA Katsuhiro Otomo a été élu Grand Prix de la ville d’Angoulême et présidera l’édition 2016 du festival de la BD…

Benjamin Chapon
Mangas présentés dans la pavillon Little Asia du festival d'Angoulême le 1er février 2015
Mangas présentés dans la pavillon Little Asia du festival d'Angoulême le 1er février 2015 — B.Chapon/20Minutes
Le marché du manga en France pèse pour un tiers des ventes de bande dessinées. Pourtant, le festival d’Angoulême a encore du mal à faire de la place au genre, et notamment à faire venir les auteurs stars du manga. Les choses changent en 2015. Jirô Taniguchi a été l’invité d’honneur de cette 42e édition. Et Katsuhiro Otomo a été désigné Grand Prix de la ville d’Angoulême et présidera la prochaine édition du festival.
ventes de bande dessinées
Le marché du manga en France pèse pour un tiers des ventes de bande dessinées. Pourtant, le festival d’Angoulême a encore du mal à faire de la place au genre, et notamment à faire venir les auteurs stars du manga. Les choses changent en 2015. Jirô Taniguchi a été l’invité d’honneur de cette 42e édition. Et Katsuhiro Otomo a été désigné Grand Prix de la ville d’Angoulême et présidera la prochaine édition du festival.
a été l’invité d’honneur de cette 42e édition
Le marché du manga en France pèse pour un tiers des ventes de bande dessinées. Pourtant, le festival d’Angoulême a encore du mal à faire de la place au genre, et notamment à faire venir les auteurs stars du manga. Les choses changent en 2015. Jirô Taniguchi a été l’invité d’honneur de cette 42e édition. Et Katsuhiro Otomo a été désigné Grand Prix de la ville d’Angoulême et présidera la prochaine édition du festival.
Grand Prix de la ville d’Angoulême
Le marché du manga en France pèse pour un tiers des ventes de bande dessinées. Pourtant, le festival d’Angoulême a encore du mal à faire de la place au genre, et notamment à faire venir les auteurs stars du manga. Les choses changent en 2015. Jirô Taniguchi a été l’invité d’honneur de cette 42e édition. Et Katsuhiro Otomo a été désigné Grand Prix de la ville d’Angoulême et présidera la prochaine édition du festival.

Le marché du manga en France pèse pour un tiers des ventes de bande dessinées. Pourtant, le festival d’Angoulême a encore du mal à faire de la place au genre, et notamment à faire venir les auteurs stars du manga. Les choses changent en 2015. Jirô Taniguchi a été l’invité d’honneur de cette 42e édition. Et Katsuhiro Otomo a été désigné Grand Prix de la ville d’Angoulême et présidera la prochaine édition du festival.
Mais pour les jeunes mangavores, le compte n’y est toujours pas. «Je connais Akira, j’ai un peu lu mais franchement ça ne m’a pas passionné, souffle Erwann, venu au festival avec son grand frère. La plupart des auteurs que j’aime disent qu’ils s’inspirent d’Otomo, donc je sais que c’est un auteur important. Mais moi, Akira, c’est pas trop mon truc.»

Mais pour les jeunes mangavores, le compte n’y est toujours pas. «Je connais Akira, j’ai un peu lu mais franchement ça ne m’a pas passionné, souffle Erwann, venu au festival avec son grand frère. La plupart des auteurs que j’aime disent qu’ils s’inspirent d’Otomo, donc je sais que c’est un auteur important. Mais moi, Akira, c’est pas trop mon truc.»

Et ils sont où les Japonais?
 

«Angoulême n’invite jamais les vrais auteurs japonais importants, poursuit Hugo, lycéen. Otomo c’est bien gentil mais il ne fait plus rien depuis des années. Et Taniguchi, ça plaît à mes parents mais moi, je trouve ça trop classique. Ça manque d’action. On dirait de la BD française.» Le jeune homme rêverait que Masami Kurumada, créateur des Chevaliers du Zodiaque fasse un jour le déplacement en Charente. «Je n’attends rien de la présidence d’Otomo en 2016 parce qu’il ne viendra pas. Mais peut-être que ça donnera au festival l’idée et l’envie d’inviter une grosse délégation japonaise
On dirait de la BD française
«Angoulême n’invite jamais les vrais auteurs japonais importants, poursuit Hugo, lycéen. Otomo c’est bien gentil mais il ne fait plus rien depuis des années. Et Taniguchi, ça plaît à mes parents mais moi, je trouve ça trop classique. Ça manque d’action. On dirait de la BD française.» Le jeune homme rêverait que Masami Kurumada, créateur des Chevaliers du Zodiaque fasse un jour le déplacement en Charente. «Je n’attends rien de la présidence d’Otomo en 2016 parce qu’il ne viendra pas. Mais peut-être que ça donnera au festival l’idée et l’envie d’inviter une grosse délégation japonaise
d’inviter une grosse délégation japonaise
«Angoulême n’invite jamais les vrais auteurs japonais importants, poursuit Hugo, lycéen. Otomo c’est bien gentil mais il ne fait plus rien depuis des années. Et Taniguchi, ça plaît à mes parents mais moi, je trouve ça trop classique. Ça manque d’action. On dirait de la BD française.» Le jeune homme rêverait que Masami Kurumada, créateur des Chevaliers du Zodiaque fasse un jour le déplacement en Charente. «Je n’attends rien de la présidence d’Otomo en 2016 parce qu’il ne viendra pas. Mais peut-être que ça donnera au festival l’idée et l’envie d’inviter une grosse délégation japonaise

«Angoulême n’invite jamais les vrais auteurs japonais importants, poursuit Hugo, lycéen. Otomo c’est bien gentil mais il ne fait plus rien depuis des années. Et Taniguchi, ça plaît à mes parents mais moi, je trouve ça trop classique. Ça manque d’action. On dirait de la BD française.» Le jeune homme rêverait que Masami Kurumada, créateur des Chevaliers du Zodiaque fasse un jour le déplacement en Charente. «Je n’attends rien de la présidence d’Otomo en 2016 parce qu’il ne viendra pas. Mais peut-être que ça donnera au festival l’idée et l’envie d’inviter une grosse délégation japonaise
Outre des auteurs, les fans de mangas, qui squattent surtout les stands des éditeurs spécialisés comme Kana et Kaze, souhaiteraient plus d’expositions dédiées aux mangas. «Le pavillon chinois est hyper décevant, et Little Asia encore pire, estime Chloé, qui dirige un fanzine manga dans son lycée. Il y a trois pauvres éditeurs indépendants et des auteurs inconnus. J’ai pu trouver quelques mangas un peu rares mais c’est tout.»

Le papier, produit qualité


Il y a encore quelques années, les jeunes lecteurs de mangas d’Angoulême attendaient le festival pour satisfaire leur fièvre acheteuse. Mais aujourd’hui, «on trouve les mangas dans les librairies de la ville, ou on les commande», précise Erwann. Ou alors, il les pirate. Mais le jeune homme va tout de même faire des emplettes pendant le festival. «Je lis une petite vingtaine de séries en ligne. Et parfois, j’achète la version papier, quand j’ai beaucoup aimé. Dans ce cas-là, je veux un beau produit.»

«Ils n’arriveront jamais à aller plus vite que les versions pirates sur internet, estime Chloé. Les nouveaux épisodes des séries importantes sont traduits deux jours après leur sortie au Japon. Je ne vais pas attendre la version française sur papier.» En revanche, à Angoulême, la jeune femme a découvert quelques mangas patrimoniaux dont elle avait entendu parler. «S’il y a une belle édition, l’an prochain, j’achèterai peut-être les Akira