Virginie Despentes
Virginie Despentes — Benarocch / sipa

LITTÉRATURE

Virginie Despentes, première lauréate du prix Anaïs-Nin

Le roman de Virginie Despentes, «Vernon Subutex», a reçu le prix Anaïs Nin…

Pour parler du nouveau roman de Virginie Despentes, Vernon Subutex 1 (Grasset), les journaux ont titré «Un loser dans la ville», ou «Mort aux vaincus» en écho à un extrait du livre : «Depuis Zadig et Voltaire, la mouise a perdu son aura poétique - alors que pendant des décennies elle venait valider l'artiste, le vrai, celui qui a préféré ne pas vendre son âme. Aujourd'hui, c'est mort aux vaincus, même dans le rock.»

Pour Vernon Subutex, la lose n’est pourtant pas au rendez-vous. Le roman a reçu ce lundi le premier prix Anaïs Nin. La romancière et réalisatrice a été choisie au premier tour par 9 voix, contre 3 à Leila Slimani pour Dans le jardin de l'ogre et une à Anne Wiazemsky pour Un an après, tous deux chez Gallimard. Cinq titres étaient en lice.

Un prix tourné vers l’international

Fondé par les romancières Nelly Alard et Capucine Motte, ce premier prix littéraire français orienté vers le monde anglo-saxon est doté de 3.000 euros. Le roman primé sera traduit en anglais. Le jury est constitué d'auteurs français mais aussi d'agents littéraires anglais et américains.

Anaïs Nin est l'un des rares écrivains à avoir été traduit du français vers l'anglais et de l'anglais vers le français. Le prix Anaïs Nin «récompense une voix et une sensibilité singulières, l'originalité d'un imaginaire et une audace face à l'ordre moral», soulignent les organisateurs. Le livre élu sera promu auprès des éditeurs anglo-saxons afin de faire découvrir des auteurs français à l'international.