«Love Actually»: Cinq raisons pour lesquelles ce n’est pas «l’ultime comédie romantique»

FILM M6 diffuse à 20h50 ce lundi le film culte sorti en 2003. Un peu trop déprimant pour les fêtes de fin d’année en réalité, non?...

Anaëlle Grondin

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Les acteurs Alan Rickman et Heike Makatsch dans le film «Love Actually».
Les acteurs Alan Rickman et Heike Makatsch dans le film «Love Actually». — Snap Stills / Rex Features / Sipa

A l’approche de Noël, impossible d’échapper à la télévision à Maman, j’ai raté l’avion, au Père Noël est une ordure et à Love Actually. Diffusé par M6 ce lundi soir, ce dernier est autoproclamé «ultime comédie romantique» de fin d’année, l’histoire commençant cinq semaines avant Noël et se jouant comme un compte à rebours jusqu'à la fête. Mais avant un épilogue heureux (cucul la praline, diront certains), le long-métrage est surtout une succession de situations et d’histoires terriblement déprimantes.

Cinq raisons pour lesquelles Love Actually n’est pas l’ultime comédie romantique à voir à Noël.

1. On assiste à un enterrement

Le spectateur est rapidement confronté au chagrin du petit Sam (joué par Thomas Sangster), qui vient de perdre sa maman, décédée des suites d’une longue maladie. L’enterrement est douloureux. Et comme si cela ne lui suffisait pas, le garçonnet est malheureux car il n’arrive pas à exprimer ses sentiments à Joanna, la plus jolie fille de son école, dont il est amoureux. Cerise sur la buche de Noël, quand il se rend enfin compte que celle-ci l’avait remarqué, contre toute attente, il apprend que Joanna part vivre aux Etats-Unis. Assez tire-larme comme ça?

2. On voit un mari tromper sa femme

La pauvre Karen (Emma Thompson) est menée par le bout du nez par son mari Harry (Alan Rickman) pendant tout le film. Ce dernier la trompe sans scrupule avec sa jeune secrétaire Mia (Heike Makatsch). Pendant ce temps, elle doit jongler entre la préparation des fêtes de fin d’année, la fête de Noël de l’école de ses enfants et le deuil de son ami Daniel (Liam Neeson), le père de Sam.

3. On voit un homme draguer la femme de son meilleur ami

C’est l’un des passages les plus «cultes» de Love Actually. Mark (Andrew Lincoln) avoue ses sentiments à Juliet (Keira Knightley), sans dire un mot, grâce à une succession de panneaux sur lesquels il lui écrit son amour. Une déclaration époustouflante, à donner la chair de poule. Enfin… sauf que Mark est (soi-disant) le meilleur ami de Peter (Chiwetel Ejiofor), le mari de Juliet. Et il a même été témoin à son mariage. Merry Christmas, Peter!

4. On voit un homme malheureux d’être séparé de celle qu’il aime

Jamie (Colin Firth), un écrivain, tombe amoureux de sa nouvelle employée de maison, Aurélia (Lucia Moniz), après s’être retiré en France quand il a découvert que sa femme le trompait avec son frère au début du film (déjà, on peut dire que ça ne commence pas très bien)… Mais rien n’est heureux pour autant. La barrière linguistique n’aide pas le Britannique et la Portugaise à se lancer dans une relation. Le soir, ils doivent se quitter quand Aurélia a fini de travailler. Puis, c’est avec un (énorme) pincement au cœur que Jamie retourne en Angleterre pour Noël tandis qu’Aurélia repart au Portugal chez sa famille.

5. On voit une femme souffrir de la maladie de son frère

Amoureuse de son collègue Karl (Rodrigo Santoro) depuis le jour de son arrivée dans leur agence de design, Sarah (Laura Linney) passe tout le film à essayer de lui déclarer sa flamme. Mais sans cesse sollicitée au téléphone par son frère, souffrant d’une maladie mentale, celle-ci n’y parvient pas. Quand elle a enfin l’opportunité de faire l’amour avec Karl après la soirée de Noël de leur entreprise, Sarah met une fois de plus sa vie amoureuse entre parenthèses pour aller rejoindre son frère qui l’appelle. Des larmes, encore.