Chanteur sans plomb

PORTRAIT Didier Super est un showman farfelu qui se défend d’être engagé...

Adeline Lajoinie

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Ce ch'ti originaire de Douai est aussi farfelu que son personnage. Interviewé par téléphone, il répond tout en se baladant en forêt, à la recherche d'un nouveau terrain de bicross. Ex-pro de BMX, il a créé, en 1998, des spectacles de cascades-théâtre avec sa compagnie, Tête de Vainqueur. « Didier est mon personnage de théâtre de rue. C'est le même beauf, sauf qu'il pédale mal. Quand je me suis mis à faire de la musique, j'ai dû lui trouver un beau nom de chanteur qui fasse rêver. Et, qu'y a-t-il de plus super que "Super" ? »Découvert via son site Web au début des années 2000, Didier Super s'est vraiment fait remarquer sur scène, avec des paroles telles que : « Y'en a marre des pauvres, ils font aucun effort pour devenir riches. » Des horreurs racontées pour réveiller un peu nos esprits, même s'il se défend d'avoir un message. « Les sujets que j'aborde font gueuler les gens alors que ça les passionne quand c'est traité par "Envoyé spécial". Mais je ne suis pas un artiste engagé, je n'ai aucune vérité à crier à la face du monde. Je fais juste un état des lieux. En plus, les chanteurs engagés, tout le monde finit par se foutre de leur gueule. »

Le 26 avril au Bataclan (Paris 11e).