VIDEO. «Dragon Age: Inquisition»: Un jeu de rôles d'une taille gigantesque

JEU VIDEO Le dernier-né du studio canadien BioWare, spécialisé dans les jeux de rôle, invite à parcourir un monde vaste, secoué par le chaos et les luttes de pouvoir...

Joel Metreau
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Un dragon dans Dragon Age Inquisition.
Un dragon dans Dragon Age Inquisition. — Bioware / Electronic Arts

Le potientel de Dragon Age Inquisition (sur PC, Xbox One, Xbox 360, PS4 et PS3) ne saute pas immédiatement aux yeux: un univers d’heroic fantasy assez classique, une direction artistique pas toujours engageante... Pourtant, au bout d’une dizaine d’heures, le charme de ce blockbuster d'Electronic Arts opère. Il s’agit du troisième titre de la franchise, mais pas besoin d'avoir joué aux précédents.

  • Un vaste monde d'heroic fantasy

Après le magnifique Skyrim et en attendant le prometteur The Witcher 3, Dragon Age Inquisition tombe à pic pour satisfaire les fétichistes des nains et des elfes. Golelafois, Emprise du Lion, Halamshiral, Tombes Emeraude, rien que les toponymes sentent le vieux cuir et l'orc fraisLe joueur explore le vaste monde de Thédas, avec ses forêts clairsemées, ses montagnes glacées, ses villages champêtres et ses riches cités. Alors que la guerre fait rage entre templiers et mages, le joueur va prendre la tête de l'Inquisition. Son pouvoir mystérieux? Celui de refermer des failles d’où surgissent des démons. Pour se lancer dans l'aventure, il faudra passer outre une direction artistique un peu morne et des personnages raides dans leur démarche et figés dans leurs expressions.

Cassandra, un personnage de la saga Dragon Age. - Bioware / Electronic Arts
  • Du plus petit au plus grand

Le joueur est invité à interagir avec ce monde, au ras des pâquerettes comme à l'échelle des territoires. La nature offre des plantes et des minéraux à recueillir afin de fabriquer potions, armes et armures. Des éléments qu’il croisera lors de l’accomplissement de la myriade de quêtes. Dragon Age Inquisition permet aussi d'assujettir des territoires à partir d'un centre de commandement. Histoire d'asseoir petit à petit l'influence de l'Inquisition.

Une région accueillante du monde de Thédas dans Dragon Age Inquisition. - Bioware / Electronic Arts
  • Des combats entre action et stratégie

Guerrier, mage ou voleur, le joueur est invité à choisir sa classe. Peu nombreuses certes, mais ces classes se divisent en quatre branches avec lesquels on se spécialise. Un guerrier peut être plus ou moins offensif, se battre avec une arme à deux mains ou un bouclier... On regrette que ces spécialisations mettent l’accent sur le combat, au détriment par exemple de la psychologie ou de la diplomatie. Au moins peut-on se livrer à des batailles stratégiques. Une pause au milieu des combats, avec vue aérienne, permet de donner des ordres judicieux à son groupe.

Morrigan, un personnage de Dragon Age Inquisition. - Bioware / Electronic Arts
  • Une bande de potes

Après avoir été invité à créer son personnage, le joueur va se voir adjoindre des compagnons, avec lesquels il fait connaissance au fur et à mesure. Ils bavardent, réagissent aux événements… En fait, le joueur devra aussi prendre soin d’eux, faire évoluer leurs compétences et piocher parmi eux pour faire son groupe. Des liens forts  peuvent se créer, jusqu'à terminer dans la même couche... 

Dans le monde de Thédas, on fait des rencontres sympathiques. - Bioware / electronic arts
  • Au cœur d'une histoire qui s'écrit

C’est la griffe du studio Bioware, à l’origine de Baldur's Gate et de la saga de science-fiction Mass Effect: l’histoire et les personnages sont au cœur des événements. Il faut donc prendre son temps, se laisser happer par le scénario, comprendre les enjeux des affrontements entre les factions, afin de faire des choix cruciaux. Le joueur peut influer sur les relations qu’il entretient grâce à une «roue de dialogues», où choisir la réponse qui sied à son envie et son tempérament.