Le livre snobé par les ados

— 

L'élection présidentielle inspire les écrivains, qui débattent de la campagne électorale au Salon du livre de Paris, et ne ménagent pas les candidats: "paranoïaques", "incultes", opportunistes...
L'élection présidentielle inspire les écrivains, qui débattent de la campagne électorale au Salon du livre de Paris, et ne ménagent pas les candidats: "paranoïaques", "incultes", opportunistes... — Thomas Coex AFP

186.000… C’est le nombre de visiteurs venus arpenter les allées du Salon du livre cette année, du 23 au 27 mars 2007 à Paris, selon les estimations de son président, Serges Eyrolles. Cette fréquentation est donc en hausse de 6% par rapport à 2006, qui avait compté 174.000 visiteurs malgré un jour d'ouverture supplémentaire.

Gros succès pour les ouvrages destinés à la jeunesse et pour le stand consacré à l’Inde, le pays à l’honneur cette année. Sur 20.000 livres écrits par des auteurs indiens, 15.000 sont partis.

Les organisateurs se réjouissent d’une «très forte augmentation de la vente de livres» qui montre que «le secteur est loin d’être sinistré», dans «Le Parisien».

Pourtant, le marché du bouquin ne se porte pas très bien, d’après une étude TNS-Sofres sur le sujet publiée la semaine dernière.

En effet, en 2006, le budget consacré par les Français aux livres a diminué: un consommateur dépense en moyenne 91 euros par an, en 2006, alors qu’il en dépensait 94 euros en 2005. Et parmi ces acheteurs, on compte de moins en moins de 15-19 ans.

Si les ados achètent peu de livres, comment expliquer le succès des ouvrages jeunesse? Tout simplement par le fait que BD et mangas ne sont pas le seul apanage des ados. Les adultes de plus de 19 ans les dévorent aussi…