Jean-Luc Mélenchon: «Le jeu vidéo a d’ores et déjà ses chefs d’œuvre»

JEU VIDEO Après avoir condamné le jeu vidéo «Assassin's Creed Unity» et suscité l'incompréhension et la colère, l'ex-président du Parti de gauche répond à ses détracteurs...

J.M.

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Jean-Luc Mélenchon, au Parc de la Courneuve lors de la Fête de l'Humanité, le 13 septembre 2014.
Jean-Luc Mélenchon, au Parc de la Courneuve lors de la Fête de l'Humanité, le 13 septembre 2014. — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Son intervention au sujet d'Assassin’s Creed Unity, vendredi dernier sur France Info avait suscité l'incompréhension. Jean-Luc Mélenchon avait vilipendé le blockbuster d'Ubisoft, qui se déroule pendant la période de la Révolution française, en l'accusant d'être de «la propagande contre le peuple» et «une relecture de l'histoire».

Non, il ne méprise pas le jeu vidéo

Constatant les remous que ses phrases ont suscités, l'eurodéputé et ex-président du Parti de gauche est longuement revenu dans un billet de blog, mardi, sur le jeu vidéo. Non, il ne méprise pas le jeu vidéo: «Je dis donc à ceux qui me soupçonnent de regarder de haut le jeu vidéo qu’ils ignorent combien l’honnête homme de la fin du vingtième siècle que je suis a appris à se départir de tout académisme. Et je forme le vœu que tous les "gamers" aient pour la contemplation des colonnes de Buren et sur les colonnes elles-mêmes le respect et la curiosité émotionnelle qu’ils demandent pour leur jeu.» 

Et il ajoute: «Le jeu vidéo a d’ores et déjà ses chefs-d’œuvre.» Sans préciser lesquels. Mais il poursuit: «Le graphisme et l’histoire, et sans doute la musique et les bruitages sont autant de composantes qui ont chacune leurs critères d’évaluation exactement comme au cinéma.»

Toujours agacé par la représentation de Robespierre

N'empêche, le cas Assassin’s Creed Unity lui reste en travers de la gorge. Certes, l'homme politique reconnaît que «la reconstitution du Paris de la Révolution dans le jeu (...) est considérée par mes amis historiens comme un pur tour de force» mais la représentation de Robespierre n'est toujours pas pour lui plaire. «Il suffit de voir le trailer, écrit par un débile américain [Rob Zombie], pour comprendre le mal que fait ce genre de scénario à l’image de la France populaire et historique!»