Haruki Murakami en lice pour le prix de la pire scène de sexe dans un roman

LITTERATURE En Grande-Bretagne, le «Bad Sex in Fiction Award» récompense les scènes de sexe les plus mal écrites de l'année...

20 Minutes avec AFP

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Haruki Murakami publie 	
"L’Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage" (Belfond, Septembre 2014)
Haruki Murakami publie "L’Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage" (Belfond, Septembre 2014) — IVAN GIMENEZ / TASQUETS EDITORES / AFP

C’est une initiative qu’on espère voir un jour traverser la Manche. Chaque année, le magazine Literary Review, en Grande-Bretagne, décerne son prix de la pire scène de sexe dans une œuvre littéraire en anglais («Bad Sex in Fiction Award»). Le vainqueur ne sera connu que le 3 décembre prochain. Mais pour 2014, les dix heureux nominés, dévoilés ce mercredi, sont :

  • The Snow Queen de Michael Cunningham
  • The Narrow Road to the Deep North de Richard Flanagan
  • The Hormone Factory de Saskia Goldschmidt
  • Colorless Tsukuru Tazaki and His Years of Pilgrimage de Haruki Murakami (L'Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage en français)
  • The Age of Magic de Ben Okri
  • The Affairs of Others de Amy Grace Loyd
  • Desert God de Wilbur Smith
  • Things to Make and Break de May-Lan Tan
  • The Lemon Grove de Helen Walsh
  • The Legacy of Elizabeth Pringle de Kirsty Wark

«La bouche la plus petite et la plus chaude »

Des ouvrages pour la plupart pas encore traduits en français. Mais le Literary Review note que dans la liste figure un gagnant précédent du prix (Ben Okri), un Prix Pulitzer (Michael Cunningham) et un prétendant régulier au prix Nobel de littérature (Haruki Murakami). L’année dernière, c’est l’écrivain Manil Suri qui avait remporté le prix pour son ouvrage The City of Devil. Traduit en français sous le titre Bollywood Apocalypse, ce roman est disponible chez Albin Michel.

Cette année, parmi les favoris figurent May-Lan Tan qui écrit dans Things to Make or Break: «J'avais oublié à son propos qu'elle avait la bouche la plus petite et la plus chaude qui soit, comme si elle avait de la lave dans les joues.»

Ou encore Saskia Goldschmidt qui ose dans The Hormone Factory: «Tournant sa langue sur ses lèvres, elle acquiesça: elle était chaude comme de l'eau bouillante dans un ballon de distillation.»