Preview BD: Découvrez les 10 premières planches de «Cinégeek»

BD Les éditions Delcourt et «20 Minutes» ont le plaisir de vous présenter les douze premières planches de «Cinégeek», une petite encyclopédie cinéma plutôt déjantée...

Olivier Mimran
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«Cinégeek», extrait de la couverture
«Cinégeek», extrait de la couverture — ® Pluttark & éd. Delcourt 2014

C’est bien connu, cinéma et bande dessinée font bon ménage. Ça tombe bien, Pluttark adore l’un et pratique l’autre, d’où son idée de réaliser une encyclopédie «geek» du septième Art. Sauf que la sienne n’a rien d’académique puisqu’elle recense des statistiques plutôt incongrues («Répliques les plus viriles d’Arnold Schwarzenegger», «Blessures de Jackie Chan survenues lors des tournages de ses 120 films», «Titres de films fantastiques les plus improbables» etc). L’auteur a accordé à 20 Minutes un entretien -évidemment décalé- dans lequel il dévoile ses motivations et ses inspirations. Retrouvez-le iimmédiatement après la preview ci-dessous. Bonne lecture!


Pluttark, c’est un peu le Dr Jekyll et Mr Hyde de la BD: il signe de ce pseudonyme lorsqu’il réalise des récits franchement délirants (Naguère les étoiles, Libérale attitude, Retour vers les années 80 etc) et de son vrai nom, Rudy Spiessert, pour les albums de facture plus «classique» (Ingmar, Le Stéréo Club, Les villes d’un jour etc). Et comme il est perfectionniste, ses deux alter-egos adoptent des styles graphiques différents. Mais lorsqu’on lui demande comment et pourquoi il passe de l’un à l’autre, il botte évidemment en touche: «Je ne maitrise rien, je suis le jouet de forces qui m'échappent, comme l'adolescente dans L'Exorciste, sauf que je dis moins de gros mots».

Des anecdotes farfelues, mais avérées

Si Cinégeek regorge d’anecdotes farfelues, c’est que Pluttark/Rudy Spiessert l’est un peu aussi: «J'ai toujours fait des listes de trucs bizarres dans ma tête, comme par exemple la liste des films où on voit la Statue de la Liberté détruite. Ou les différentes façons de mourir de Robert DeNiro au cinéma. Alors plutôt que d'en parler à un psychanalyste j'ai préféré en faire un livre.». Pour autant, tout ce qui est précisé dans l’album étant parfaitement véridique, il s’adresse autant aux vrais amoureux de cinéma qu’aux autres.


On remarque pourtant une forte majorité de références au cinéma des années 80. «C'est inconscient. Une question de génération sans doute, car c'est dans cette décennie que j'ai découvert le cinéma», précise Pluttark. Avant d’ajouter: «Et puis c'est un période hyper créative dans le domaine du fantastique et de la S.F, d'ailleurs Hollywood n'arrête pas de piocher dedans à coups de remakes plus ou moins foireux».

Ingmar Bergman vs Michael Bay

Sous le vernis de la farce, Cinégeek témoigne de l’amour que porte son auteur au cinéma en général et à la pop culture dans son ensemble. Ses idoles ? «Alors ça, c'est la seule liste que je n'arrive pas à faire. Je crois que j'aime tout, c'est une question de moment et d'humeur. Il y a des soirs plutôt Bergman et d'autres où rien ne vaut un gros Michael Bay avec des explosions partout. Parfois j'éprouve même un certain plaisir pervers à regarder de très mauvais films, des trucs indigents avec Steven Seagal qui passent en 3ème partie de soirée sur la TNT...». Ce qui confirme que Pluttark/Spiessert a tout de Dr Jekyll et Mr Hyde.

Cinégeek, de Pluttark - éditions Delcourt, 15,95 euros