«Call of Duty Advanced Warfare»: Cinq choses à savoir sur le blockbuster militaire

JEU VIDEO L'une des franchises les plus lucratives du jeu vidéo sort ce mardi. Michael Condrey, cofondateur de Sledgehammer Games, explique pourquoi son studio a choisi Kevin Spacey pour interpréter un rôle majeur dans le jeu...

Joel Metreau
— 
Kevin Spacey dans Call of Duty Advanced Warfare.
Lancer le diaporama
Kevin Spacey dans Call of Duty Advanced Warfare. — Sledgehammer / «Call of Duty Advanced Warfare» : « Kevin Spacey était curieux de voir comment était créé un jeu vidéo»

C'est ce mardi que sort le dernier épisode de la licence Call of Duty («callof» pour les intimes), l'une des plus lucratives du jeu vidéo, éditée par Activision. Des trois studios qui se sont succédé auprès de ce jeu de tir militaire en vue subjective, c'est au tour de Sledgehammer Games de livrer son Call of Duty: Advanced Warfare (sur Xbox One, Xbox 360, PS4, PS3, PC), développé en trois ans au lieu de deux. Michael Condrey, cofondateur du studio américain détaille le blockbuster en cinq aspects.

L’acteur Kevin Spacey au casting

Comme Willem Dafoe et Ellen Page dans Beyond, l'an passé, les stars hollywoodiennes ont moins de scrupules à participer à des jeux vidéo. Sledgehammer Games a fait appel à Kevin Spacey. «On pensait à cet acteur depuis longtemps, confie Michael Condrey à 20 Minutes. Quand Activision nous a donné le feu vert pour l’embaucher, nous étions fous de joie. C’était avant que la série House of Cards prenne de l’ampleur. C’est quelqu’un qui aime prendre des risques dans son approche du divertissement, qu’il fasse du théâtre à Londres ou qu’il joue dans une série. Pour nous, c’était un nouveau moyen de toucher les fans de Call of Duty. Pour lui, c’était aussi un moyen d’étancher sa soif de curiosité, de voir comment étaient créés les jeux vidéo.» Dans le jeu, il est modélisé grâce à la technologie de la performance capture,qui permet de saisir en animation les détails du visage. «C’est une technologie qui a été inventée par James Cameron pour Avatar, se souvient Michael Condrey. D’ailleurs, au sein de Giant Studios, on s’est retrouvés sur le plateau voisin du réalisateur, qui tournait Avatar 2. Comme quoi les jeux vidéo et le cinéma sont sur un même niveau.»

Les sociétés militaires privées pour thème

Un bond dans le futur. Ce Call of Duty se projette en 2054, avec Kevin Spacey dans le rôle du président d’une société d’armées militaires privées. «Il a fondé son empire en apportant la sécurité à travers le monde. C’est difficile d’être en désaccord avec lui. Et s'il a des motivations louables, les moyens de parvenir à ses fins sont moralement ambigüs», pointe le développeur. «Nous nous sommes rapprochés des think tanks pour leur demander ce qui serait le plus vraisemblable des scénarios dans l'avenir. Curieusement, ils n’ont pas évoqué la montée en puissance de la Chine, ni une résurgence de la Guerre froide, mais l’essor des sociétés militaires privées, à l’image de Blackwater. Elles peuvent mener des opérations en dehors du cadre des nations et sont davantage intéressées par le profit que la politique.»

Un seul personnage comme héros

Le joueur va se retrouver dans la peau et dans l'exosquelette de Will Irons, le fils du président de l’Atlas Corporation, incarné par Spacey. Soit un marine amélioré par la technologie et chargé de délivrer le monde d'une menace terroriste. «Pour ce Call of Duty, nous avons voulu nous attacher à un seul protagoniste, plutôt que de sauter d’un personnage à un autre comme dans des épisodes précédents, explique Michael Condrey. A la manière d’une série, on va suivre son parcours, on veut laisser au joueur le temps de s’attacher émotionnellement à Will Irons, notamment via les cinématiques.»

L'ambition de créer la surprise

En général, le récit des campagnes solo de Call of Duty est sacrifié à l'action et aux explosions. Le cofondateur de Sledgehammer Games assure que le studio a tiré les leçons de son excellent jeu Dead Space: «C'était un voyage dans l’horreur entretenu par un fil narratif fort. C’est dans l’ADN de notre studio d’être des raconteurs d’histoire. Dans toute forme de divertissement, créer la surprise est un vrai défi. Je suis sûr qu’on peut le faire, comme Fight Club au cinéma le jeu vidéo avec le premier Bioshock. J’adore ces retournements de situation.»

Le multijoueurs prend de la hauteur 

Servant aussi de support au sport électronique, alimentant YouTube en vidéos commentées et Twitch en streaming de parties, Call of Duty connaît le succès en raison de son mode multijoueurs. L’exosquelette porté par les soldats entraîne une transformation des combats, qui se déroulent davantage à la verticale. «Le système de boost apporte davantage de vitesse et d’élégance dans les mouvements de son avatar. Dans le salon d'accueil des parties, on n'est plus seulement représenté par son nom et son niveau. Ce lobby virtuel présente désormais votre avatar en trois dimensions hautement personnalisable.» Et aussi, il était temps, des avatars féminins.