«Hyrule Warriors», un Zelda tourné vers l’action et la destruction de masse

JEU VIDEO Un spin-off pas désagréable de l'univers de «La Légende de Zelda», en forme de «hack'n'slash»...

Joel Metreau

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Link dans le jeu Hyrule Warriors.
Link dans le jeu Hyrule Warriors. — Nintendo

Oui, c’était gonflé de la part de Nintendo de jeter La légende de Zelda dans la bagarre. Mais la sauce finit par prendre au bout de quelques heures. «Hyrule Warriors», sorti récemment sur la console Wii U, s’inspire de manière assumée d’une autre franchise qui a démarré en 1997. «Dynasty Warriors», développé par le Japonais Koei Tecmo Games,
c’est une bonne dizaine de jeux vidéo, qui mêle à la fois combat et stratégie. Combat parce qu’il faut terrasser des hordes d’ennemis en avançant dans une sucession de batailles. Stratégie car il faut couvrir ses arrières, élaborer des plans de route pour emporter des places fortes, avec toujours un œil sur la carte où se déroulent les conflits en cours.

On pouvait être dubitatif 

Pour la première fois, Nintendo abandonne les fondamentaux de «La légende de Zelda», jeu de rôle et jeu de plateforme pour placer ses héros dans une bataille effrénée.  Link, Zelda, Impa, tous ces personnages du royaume d’Hyrule sont désormais entre les mains des joueurs pour repousser les assauts de hordes maléfiques. Destruction des armées, création d’armes toujours plus puissantes. On pouvait être dubitatif de voir transposer cet univers à un autre style de jeu. Mais les deux s’accordent. Il pleut des rubis, cette pierre précieuse emblématique des Zelda permet désormais de fabriquer des badges pour améliorer les compétences de ses personnages. Et bien sûr, dans «Hyrule Warriors», il existe des coffres qui ne demandent qu'à être ouverts.

Une caméra capricieuse

Certains boss s’avèrent redoutables, et le plaisir de triompher d’eux n’en est que plus intense. Seulement, il faudra faire avec une caméra parfois capricieuse et traverser des rangées et des rangées et des rangées d’ennemis souvent insipides. Une armée de clones en somme. Heureusement, l'aspect tactique, le rythme effréne et les animations sauvent la mise. Et on ne se lasse pas, par exemple, de voir le mystérieux Sheik repousser ses adversaires en pinçant les cordes de sa harpe magique. «Hyrule Warriors», ce n'est pas une trahison des Zelda, cela fait plaisir d'entendre une autre musique, quand bien même anecdotique.