C’est la fin d’un mythe

V.G avec AFP

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Le vendeur anonyme affirme qu'"une équipe de quatre chercheurs dont (son) père a eu pour tâche d'analyser des cheveux, des résines, des morceaux de bandelettes" dans un centre de recherche de Grenoble (est).
Le vendeur anonyme affirme qu'"une équipe de quatre chercheurs dont (son) père a eu pour tâche d'analyser des cheveux, des résines, des morceaux de bandelettes" dans un centre de recherche de Grenoble (est). — STR AFP/Archives

Les égyptologues avaient déjà leurs doutes. La science les a confirmés. Les quatre vases canopes supposés avoir contenu les entrailles embaumées de Ramsès II ne contenaient que des produits cosmétiques. Qui sont de surcroît largement postérieurs à la mort du pharaon. Les analyses menées sur deux de ces urnes, par une équipe de chimistes, ont montré que l'un d'eux avait servi à contenir un onguent à base de saindoux et d'huile végétale.

Ces résultats mettent fin à une controverse vieille d'un siècle. Ces quatre vases de faïence turquoise, portant le nom du célèbre souverain et des invocations aux dieux Mut et Amon, ont longtemps été considérés comme des pièces majeures de la section d'égyptologie du Louvre.

L'origine du mythe remonte à 1906. Parce que la cartouche de Ramsès II figurait sur le vase, on en avait déduit que les jarres avaient servi à conserver les entrailles du célèbre pharaon. Des doutes avaient été émis en 1985 lorsque l'examen de la momie du pharaon avait révélé que celle-ci contenait toujours son coeur.