James Frey: «Dans "Endgame", une énigme conduit à une mallette remplie d'or»

LIVRE La trilogie de fantasy «Endgame» se veut aussi une chasse au trésor à l'échelle de la planète...

Propos recueillis par Joel Metreau

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L'écrivain James Frey, le 30 mai 2014, à New York.
L'écrivain James Frey, le 30 mai 2014, à New York. — DCA/WENN.COM/SIPA

Attention! Ce livre peut rapporter de l'or. Endgame, de l'écrivain américain James Frey, se présente comme une trilogie de fantasy en direction des adolescents. Le premier volume, L'Appel, vient de sortir ce jeudi chez Gallimard Jeunesse, les suivants seront publiés en octobre 2015 et octobre 2016. Parallèlement, James Frey a vendu les droits des romans à la 20th Century Fox, afin de les adapter au cinéma. Mais Endgame, c'est aussi une gigantesque chasse au trésor.

Comment vous est venue l'idée de Endgame, jeu mortel auquel participent douze ados issus de différentes parties du globe?

J’adore les théories de la conspiration et je cherchais comment créer un jeu de piste international. C’est le moyen d’y faire participer des lecteurs du monde entier. Quant au nombre 12, c’est un chiffre mystique, qu’on trouve dans de nombreuses cultures et mythologies.

Pourquoi ne pas vous focaliser sur un seul point de vue, mais sur celui des douze ados?

Pour moi, c’était la meilleure manière de raconter l’histoire. D’abord de les faire se rassembler, puis de les séparer afin qu’on les suive individuellement alors qu’ils cherchent des indices.

Avez-vous adapté votre style pour les adolescents et jeunes adultes?

Pas vraiment. J’écris pour tout le monde. Même pour mes précédents livres, j’avais reçu des lettres de témoignages d’adolescents. Quand j’avais leur âge, je lisais Charles Bukowski, Jack Kerouac... Et puis j’adorais Alexandre Dumas pour ses récits d’aventure.

Vous avez travaillé en duo avec Nils Johnson-Shelton. Comment ?

J’ai apporté l’idée de travailler sur les thèmes de la mythologie. Nils, qui est un vieil ami, a étendu cet univers et rédigé le premier jet. Il m’a renvoyé les chapitres et je les ai réécrits. Pour les deux livres suivants de la trilogie, on travaille de cette manière, cela permet de gagner du temps et de produire plus rapidement.

Endgame vous est aussi inspiré par un livre britannique de 1979, Mascarade. L'album donnait des indices menant à un lièvre en or...

Je l’avais lu quand j’étais petit, dans l’Ohio. Ma mère me l’avait offert. Je me souviens avoir été fasciné. Parce que le livre était plus qu’un livre, mais une chasse au trésor.

Endgame fonctionne de la même manière?

Il y a une énigme dans le livre, qui permet de découvrir une clé cachée. Cette clé ouvre une mallette remplie d’or qui se trouve à Las Vegas. Elle contient l'équivalent de 500.000 dollars!

A l'intention des lecteurs français, vous avez écrit une note spéciale, pourquoi ?

J'essaie toujours de rentrer en contact avec mes lecteurs. Il y a plusieurs années, je m'étais installé en France, à Paris, puis à Beaulieu-sur-Mer sur la Côte-d'Azur. J'ai toujours admiré la littérature et la culture françaises.