On a testé pour vous «Fifa 15», toujours plus proche de la réalité

JEUX VIDEO Que vaut la dernière version du jeu culte?...

Adrien Chauvin

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Lionel Messi, quadruple ballon d'or, sera sur la pochette de «Fifa 15».
Lionel Messi, quadruple ballon d'or, sera sur la pochette de «Fifa 15». — EA SPORTS FIFA

Le jeu vidéo numéro un de football sera disponible sur toutes les consoles et PC, dès le jeudi 25 septembre. Cette année, Electronic Arts a joué la carte du réalisme pour «Fifa 15». Dès que les joueurs entrent sur la pelouse, les graphismes en mettent plein la vue. Le visage des footballeurs et les stades de plus en plus conforment à la réalité. 20 Minutes l'a testé pour vous.

On est comme un spectateur

Le plus surprenant, c’est l’ambiance dans les stades. Si vous jouez à domicile, plus la tension monte dans le match, plus les supporters vont se mettre à hurler contre l’arbitre lorsqu’il siffle un coup franc. Et puis, lors de l’ouverture du score, c’est l’euphorie dans les tribunes! Les cris des supporters en donneraient la chair de poule. D’autant plus que les célébrations ont été revisitées. Une fois le but marqué, la caméra reste en plan «Télé», on en deviendrait presque spectateur. Ensuite, libre à vous d’aller éclater le poteau de corner ou de faire des grigris. Le côté émotionnel d’un match est parfaitement maîtrisé.

Une refonte des gardiens

Les gamers qui empilaient les buts sur les anciens «Fifa» vont être déçus. Avec 50 nouvelles acrobaties et une amélioration de l’IA (intelligence artificielle), le gardien est enfin le dernier rempart de la défense. Il est plus sûr dans ses interventions et dans ses face-à-face, donc autant vous dire que tirer de loin comme un «bourrin» ne servira à rien. Cette fois-ci, il faudra faire preuve de concentration et d’audace en tentant des gestes fous, pour ouvrir le score. Un vrai défi.

Une meilleure jouabilité 

Pour avoir la mainmise sur son équipe, EA a apporté de nouvelles fonctionnalités. Lors du dégagement en six mètres, il est maintenant possible de demander à son gardien de faire avancer sa défense. Un bon moyen de récupérer le ballon et de mettre hors-jeu ses adversaires. Les corners ont aussi été modifiés. Plutôt que de centrer dans le tas, vous pouvez demander à un joueur de se positionner au premier ou second poteau. Si sa position ne vous convient pas, vous pouvez prendre le contrôle du récepteur. Une action répétable pour les touches, contrairement à l’ancienne version de «Fifa» où il était parfois difficile de trouver un receveur.

Les commentateurs sont dépassés

Comme chaque jeu vidéo, «Fifa 15» a plusieurs défauts et le plus gros concerne les commentateurs. Bien qu’on ne se lasse pas des phrases épiques d’Hervé Mathoux et Franck Sauzée, certaines d’entre elles sont périmées. Si vous jouez avec le Real Madrid, vous allez sûrement serrer des dents lorsque vous entendrez: «Le Real a gagné la coupe d’Europe neuf fois! On attend la dixième bien entendu... Et pourquoi pas cette saison?» Une bourde puisqu’en mai dernier, le club merengue avait remporté la «Decima» après un match acharné contre son rival, l’Atlético Madrid.

Bien qu’on regrette le manque de fraîcheur pour les modes de jeu, comme FUT ou le mode carrière, il est difficile d’être capricieux. Car cette fois-ci, Electronic Arts a mis le paquet pour améliorer les sensations du joueur. Toujours plus fluide et spectaculaire, nul doute que ses utilisateurs vont y passer des heures.