«Minecraft, c’est comme des Lego»

TÉMOIGNAGES Sortie en 2009, le jeu vidéo a conquis plus de 100 millions d’utilisateurs et s’est vendu à plus de 14,6 millions d’exemplaires…

Adrien Chauvin

— 

Il faut passer des heures devant son écran pour réaliser des constructions aussi gigantesque.
Il faut passer des heures devant son écran pour réaliser des constructions aussi gigantesque. — TOUSCH DENIS/MOJANG

Minecraft est le symbole de la réussite des jeux vidéo indépendants. Derrière ce «chef-d’œuvre», selon les gamers, se cache le suédois Markus Persson, alias «Notch». Fondateur du studio de jeux vidéo, Mojang, ce développeur vient de céder sa société au géant de l’informatique, Microsoft, pour 2,5 milliards de dollars. Une somme qui a suscité l’intérêt du public. Les internautes de 20 Minutes tentent de nous expliquer le succès du jeu de construction.   

«Il existe deux modes de jeu»

Paul souligne son «amour» pour le jeu avant de devenir plus sérieux. «Avec son design simple et cubique, il est très facile à prendre en main. Le mode créatif vous permet de construire ce que vous voulez! Et quand tu joues en multijoueurs, les projets sont faramineux et le résultat est fantastique.» Quant à Charles, il y voit des similitudes avec Lego. «C’est quasiment la même chose sauf que c’est transposé en jeu vidéo.»

Minecraft propose différentes façons de jouer. «Le mode créatif qui permet de construire à partir de cubes de différentes matières premières et le mode survie qui consiste à lutter dans un monde peuplé de monstres», explique-t-il. Les gamers préfèrent souvent la partie bac à sable [mode créatif] pour laisser cours à leur imagination.

>> Minecraft expliqué aux vieux et aux moins jeunes

Un monde peut atteindre huit fois la superficie de la Terre

Afin d’élargir la possibilité de création, les développeurs de «Minecraft» ont sorti en 2010 la substance Redstone, un système «d’électricité logique». Plutôt compliqué, Paul tente d’expliquer son utilité dans l’univers du cube: «Avec cet assemblage, on peut créer des machines très complexes. Des joueurs se sont amusés à reproduire le jeu "Pong" ou même de créer des calculatrices et disques durs fonctionnels.»

«Une possibilité artistique infinie»

Nicolas est lui aussi un adepte du mode créatif et considère ce jeu vidéo comme un art, il n’a pas honte de la dire: «Pour moi, "Notch" est un dieu vivant. À lui seul, il a su fait face à des studios qui produisaient des blockbusters. Mais son succès est dû à la création aléatoire de la carte, qu’il appelle "graine". Du coup on a une possibilité artistique infinie en termes de création!»

Conscient des graphismes plutôt «laids», il explique que le succès du jeu n’est pas forcément dû au design: «Si les graphismes étaient pointilleux, un monde prendrait des semaines à être créé et je ne pense pas qu’un joueur est capable d’attendre aussi longtemps devant son écran. De plus, on n’a pas besoin d’avoir des graphismes énormes pour qu’un jeu marche, il suffit que le concept plaise et là, c’est le cas», lance-t-il.

Bien que le mode survie ait une fin, avec comme dernière étape vaincre l'Ender Dragon, la seule fin du mode créatif est celle «de l’imagination du joueur », conclut Paul. 

>> Vous qui jouez à «Minecraft», êtes-vous d'accord avec ces réactions? Est-ce une bonne idée d'avoir revendu le studio Mojan à Microsoft? Avez-vous peur que l'entreprise change «Minecraft»? Allez-vous continuer à jouer? Pourquoi? Réagissez dans les commentaires ci-dessous...