Ils ont refait le match, eux aussi

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C’est un fait : la tension de la demi-finale de la Coupe du monde France-Allemagne en 1982 n’était pas tenable. La France a certes perdu,mais le théâtre y a gagné deux spectacles singuliers. Dans Numéro 10, le Suisse Massimo Furlan endosse le maillot de Platini et rejoue tout : les buts, les occasions et l ’agression de Schumacher. Tout seul et sans ballon ! Commentée en direct par Didier Roustan, la performance est délirante et les spectateurs du Parc des Princesétaient nombreux cet été à encourager l’artiste-athlète, pris par l’euphorie d’un match virtuel. Pierre Rigal, lui, avait 9 ans en 1982. De supporteur effondré, il est devenu chorégraphe inspiré et se demande « que deviennent nos rêves d’enfant ? » dans Arrêts de jeu, jusqu’à samedi au Théâtre de la Cité internationale (Paris 14e).

Charlotte Lipinska