Carhaix: Bon cru pour les Vieilles Charrues 2014

MUSIQUE En accueilliant 225.000 personnes en quatre jours, le festival de Carhaix, en Bretagne, s’est donné un nouveau départ…

A Carhaix, Gilles Durand
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Des spectateurs aux Vieilles Charrues, à Carhaix (Finistère) édition 2014.
Des spectateurs aux Vieilles Charrues, à Carhaix (Finistère) édition 2014. — G. Durand / 20 Minutes

Ce n’est pas un record, mais on n’en est pas loin. Ils sont 225.000 à avoir foulé les prairies des Vieilles Charrues, cette année. L’édition 2014 du plus gros festival de France ferme ses portes ce dimanche soir, à Carhaix, dans le Finistère, sur un bilan positif. «L’an dernier, nous avions été frustrés, avoue Jean-Luc Martin, président de l’association des Vieilles Charrues. Nous avions donc modifié certaines choses cet hiver. En premier lieu, les espaces scéniques ont été repensés». Avec un résultat positif. L’équipe d’organisation n’hésitant pas à placer l’édition dans le top 5. Vendredi et samedi, les concerts ont fait carton plein. La pluie, qui est restée menaçante, n’a finalement jamais perturbé le week-end.

66.000 spectateurs pour Stromae

Le mélange entre anciens (Elton John) et modernes (Stromae) a, notamment offert au vendredi une soirée exceptionnelle avec 66.000 personnes sur site. Et ce, malgré l’orage qui a frappé autour de minuit. «Nous avons pris des risques dans le programme. Ils ont été payants, souligne Jean-Jacques Toux, responsable de la programmation. Le tourneur de Shaka Ponk craignait, par exemple, qu’à 1h30 du matin, il n’y ait plus personne. Celui de Detroit pensait qu’il valait mieux que Bertrand Cantat passe la nuit». Et le public a suivi. Shaka Ponk a mis le feu et Detroit a ravivé brillamment les années Noir Désir.

Une «grossse machine»

Les Vieilles Charrues reste un des rares festivals à se permettre de vendre des places avant même de dévoiler la programmation. «Je viens tous les ans depuis dix ans, quel que soit les groupes qui passent», raconte Olivier, de Tours. Reste, comme points noirs, quelques petites réserves artistiques sur la prestation vacillante d’un Etienne Daho ou sur la performance technique défaillante d’Arctic Monkeys. L’an prochain, le festival aura lieu du 16 au 19 juillet. Et ils seront toujours autour de 6.000 bénévoles pour faire tourner cette «grosse machine», comme l’appelle Jean-Luc Martin, lequel promet le retour des spectacles de rue à l’affiche, l’an prochain.