Les Eurockéennes de Belfort 2014 s'achèvent avec un record d'affluence

MUSIQUE Le festival a accueilli 102.000 personnes pour sa 26e édition…

20 Minutes avec AFP

— 

Le chanteur belge Stromae, le 4 juillet 2014 aux Eurockéennes de Belfort
Le chanteur belge Stromae, le 4 juillet 2014 aux Eurockéennes de Belfort — Sébastien Bozon AFP

Les 26e Eurockéennes de Belfort, qui se sont achevées dimanche soir avec les concerts de Robert Plant et The Black Keys, ont accueilli 102.000 personnes en trois jours, un record pour cette durée, ont annoncé les organisateurs.

Le festival s'est tenu à guichets fermés, alors que la jauge journalière est passée de 33.000 à 34.000 visiteurs. L'an dernier, les Eurockéennes avaient attiré 127.000 personnes, mais pendant quatre jours.

«Soutien aux intermittents»

Cette édition a également été marquée par le mouvement des intermittents du spectacle: avec le soutien de la direction du festival, les quelque 230 intermittents employés à Belfort ont pu largement exprimer leurs revendications auprès du public, mais avaient choisi - lors d'un vote organisé jeudi, à la veille de l'ouverture - de ne pas faire grève.

Vêtus d'un t-shirt marqué de la croix blanche symbolisant leur lutte et de l'inscription «Soutien aux intermittents», ils ont réitéré leur prise de parole chaque jour.

Silence symbolique

Même l'ancien leader de Noir Désir Bertrand Cantat est monté sur scène vêtu de ce t-shirt, ainsi que Samaha, la chanteuse du groupe d'électro rock français Shaka Ponk.

Vendredi soir, à l'issue du concert de Stromae, les quatre scènes du festival ont été symboliquement plongées dans le silence pendant cinq minutes, pour permettre aux salariés en colère d'expliquer les conséquences pour leur profession de la nouvelle convention d'assurance chômage.

«On a pu montrer qu'on pouvait s'engager, prendre la parole, prendre des positions, sans casser un festival avec un appel à la grève», a commenté dimanche lors d'une conférence de presse le président des «Eurocks», Jean-Marc Pautras.

«Effet Stromae»

Jean-Paul Roland, directeur de ce festival dont le budget s'élève à 7 millions d'euros, a affirmé de son côté «prendre l'affaire très au sérieux» car la manifestation a «la chance d'avoir des gens qui ont une technicité très bonne, indispensable au festival, mais qui risquent de devoir quitter la région si on passe au régime général».

Côté musique, «l'effet Stromae» a été relevé par les organisateurs qui ont vu affluer vendredi un public d'enfants relativement inédit aux Eurockéennes. Malgré une pluie battante et une alerte orange pour risques d'orage, le chanteur belge a ravi près de 30.000 festivaliers téméraires. Mention spéciale également pour la dubstep avant-gardiste du jeune américain Skrillex qui a clôturé la grande scène samedi, après les Écossais de Franz Ferdinand et Shaka Ponk.