Intermittents: La CGT favorable aux grèves votées mais «pas aux blocages ni à l'annulation des festivals»

SOCIAL C'est ce que le syndicat a indiqué par communiqué...

S.G. avec AFP

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Interruption de la répétition générale du "Prince de Hombourg" le 2 juillet 2014 à Avignon, par les intermittents du spectacle du festival Off d'Avignon
Interruption de la répétition générale du "Prince de Hombourg" le 2 juillet 2014 à Avignon, par les intermittents du spectacle du festival Off d'Avignon — Boris Horvat AFP

«Nous n’appelons pas à l’annulation des festivals, des spectacles et des tournages mais à des grèves légitimées par un vote majoritaire», a souligné la CGT dans un communiqué, après que la répétition générale du Prince de Hombourg a été interrompue mercredi soir à Avignon par des intermittents du «off».

«Hier soir des intermittents en lutte ont investi la Cour d’Honneur où se déroulait une générale du Prince de Hombourg. Au-delà du bouleversement de chaque artiste interprète, engagé corps et âme dans la création et l’interprétation, de tous les membres des équipes techniques et artistiques concernées par une "générale", auxquels nous apportons toute notre sympathie et notre soutien, c’est la question du blocage qui est en cause», explique le syndicat.

La CGT contre des blocages

«Nous avons déposé des préavis de grèves couvrant tout le mois de juillet. Et, nous appelons les équipes techniques et artistiques engagées dans les spectacles à voter la grève. Nous appelons à multiplier ces grèves le 4 juillet sur tout le territoire, à l’occasion de l’ouverture d’Avignon In, comme nous appelons à un autre temps fort national le 12 juillet, en proposant en particulier, une grève totale du In et du Off en Avignon, que seuls les artistes et les techniciens du In et du Off sont à même de voter», ajoute la CGT.

«Par contre, nous sommes opposés aux blocages…. Les blocages sont une façon de forcer la main aux artistes interprètes et techniciens au moment de se prononcer sur la grève. Ils sont porteurs d’une division profonde de nos professions (…)», indique la CGT.