Rentrée littéraire: Quel auteur lira-t-on cette année?

LIVRES Emmanuel Carrère, Olivier Adam ou Frédéric Beigbeder font partie des stars attendues…

Annabelle Laurent

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Emmanuel Carrère
Emmanuel Carrère — BALTEL/SIPA

Que d’auteurs phares pour cette rentrée! Au moment où vous choisissez votre roman de l’été, le point sur les têtes d’affiches d’un cru très dense, avec 607 romans français et étrangers attendus.

>> Par ici, nos conseils de lecture pour l’été

Emmanuel Carrère, Le Royaume (P.O.L.). Cette année sera-t-elle celle du Goncourt pour le brillant romancier de l’Adversaire, Un roman russe, ou encore Limonov, prix Renaudot en 2011? Emmanuel Carrère revient avec une fresque de 640 pages racontant les débuts du christianisme, de l’an 30 à l’an 80. On y croisera Saint Paul, Saint Luc, et Carrère lui-même, qui mêle, comme toujours, son histoire personnelle à son enquête.

Olivier Adam, Peine Perdue (Flammarion). Découvert en 2000 avec son premier roman Je vais bien, ne t’en fais pas, Olivier Adam a frôlé le Goncourt en 2012 avec Les Lisières. Il revient avec un émouvant roman à 22 voix, celles des habitants d’une petite station balnéaire la Côte d’Azur frappée par une violente tempête.

Amélie Nothomb, Pétronille (Albin Michel). La dame au chapeau n’a pas raté une seule rentrée littéraire depuis Hygiène de l’assassin en 1992. Elle s’intéresse ici à la relation entre deux romancières et la quatrième de couverture a l’art de préserver le mystère: «Au premier regard je la trouvai si jeune que je la pris pour un garçon de quinze ans».

Frédéric Beigbeder, Oona & Salinger (Grasset). L’absence n’a pas duré trois mais cinq ans, mais Beigbeder se fera pardonner avec un roman qui débute en 1940, à New York: Jerry Salinger, 21 ans, rencontre Oona O’Neill, 15 ans. Soit l’histoire d’amour avortée entre l’auteur de l’Attrape-cœurs et la fille du Nobel de littérature Eugene O’Neill et future Mrs Chaplin.

David Foenkinos, Charlotte (Gallimard). L’auteur de La Délicatesse s’est intéressé à l’histoire tragique de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à Auschwitz, à vingt-six ans alors qu’elle était enceinte. Le projet l’obsédait depuis longtemps.

Grégoire Delacourt, On ne voyait que le bonheur (Lattès). Autre chouchou des lecteurs, l’auteur de La Liste de mes envies a lui aussi choisi une histoire plus noire, déroulée entre le nord de la France puis sur la côte ouest du Mexique, sur «la violence de nos vies et sur le pardon», annonce son éditeur.

Patrick Deville, Viva (Seuil). Direction le Mexique, dans les années 1930. Le grand amoureux des voyages, couronné du Prix Femina en 2012 pour Peste et choléra nous entraîne cette fois sur les pas de Trotsky et Malcom Lowry, qui avait ébranlé l’univers littéraire avec Au-dessous du volcan.

Eric Reinhardt, L’amour et les forêts (Gallimard). Une femme rencontre un écrivain pour lui dire combien son dernier livre a changé sa vie. Elle lui confiera bien davantage. L’auteur de Cendrillon et du Système Victoria signe ici le récit d’une émancipation féminine.

Haruki Murakami, L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage (Belfond). Le Japonais auteur de 1Q84 est l’une des têtes d’affiche d’une rentrée littéraire très riche côté étranger, avec également Siri Hustvedt (Un monde flamboyant, Actes Sud) ou encore l’Américain Thomas Pynchon, Fonds perdus (Seuil).