Christine and the Queens: Pourquoi c’est une bête de scène

CONCERT Christine and the Queens était mercredi soir à la Gaîté lyrique. «20 Minutes» y était, on vous raconte...

Sarah Gandillot

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La chanteuse electro-pop française Christine and the Queens (Heloise Letissier) le 12 juillet 2012 à la Rochelle durant le 28e festival des Francopholies
La chanteuse electro-pop française Christine and the Queens (Heloise Letissier) le 12 juillet 2012 à la Rochelle durant le 28e festival des Francopholies — Xavier Leoty AFP

Christine and the Queens est un phénomène. La chanteuse électro-pop, Héloïse Letissier, de son vrai nom était mercredi soir en concert à la Gaîté lyrique, à Paris. Une expérience totale. Ça tombe bien, elle sera sur toutes les scènes de France cet été. Où que vous soyez, il ne faudra pas la rater. On vous explique pourquoi.

Un album: Onze chansons et autant de tubes

Chaleur humaine, son album sorti début juin est un concentré de tubes. «Nuit 17 à 52», son titre phare, en est la preuve irréfutable. Et les dix autres morceaux de l’album sont du même acabit. Du coup, pour peu que vous ayez écouté son album une ou deux fois avant le jour du concert, vous avez la garantie de bouger votre corps, happé par le démon de la danse.

D’autant que «Christine» donne de sa personne pour faire monter la «chaleur humaine» dans la salle. Rythmiques parfaites, mélodies imparables, beats ultra entraînants. Christine and the Queens est une machine à tubes. Et, cela ne gâche rien, Héloïse est une bonne chanteuse. Dans son petit costard noir cintré, pas de fausse note mais une voix puissante et maîtrisée.

Un show à l’américaine

Un mètre 55, tout au plus, un corps frêle, un visage de petite poupée, 26 ans à peine et déjà une bête de scène. A peine arrive-t-elle sur la scène avec sa chanson «Half ladies» cachée derrière l’un de ses danseurs, dans la pénombre, que le mystère opère. Malgré sa petite taille, Héloïse a du charisme et une aisance assez sidérante sur scène, étant donnée sa jeune expérience. Christine danse comme une queen, elle le sait, et ne s’en prive pas. 

Accompagnée de deux danseurs, la chanteuse pratique le voguing. Le voguing ? Un mouvement de danse urbaine apparu dans les années 1970 dans la communauté gay des afro et latino-américains. Elle mixe ça avec du break dance, et des traversées de scène à la Céline Dion. Héloïse fait le show «à l’américaine». Elle est l’enfant caché de Michael Jackson, Céline Dion et Kanye West. Mais branchée. Entre les chansons, Héloïse se fend de petites blagues, avec auto-dérision : «Si tu un problème de narcissisme non réglé, monte sur scène. On est beaucoup dans le même cas», déclare-t-elle en introduction de sa chanson «Narcissus is back».

Vidéo à 360 °

Le spectacle est aussi sur les murs de la Gaîté lyrique. Vidéos projetées à 360 degrés. Seule cette salle permet cet effet. Mais pas d’inquiétude ces projections seront conservées pour les autres scènes. En fond, donc, Christine, qui danse, dans toutes  sortes de costumes. Mais toujours veste-pantalon. Sur la scène, elle danse en synchro avec ces vidéos. Effet garanti.

Jusqu’à ce final où, sur les quatre écrans qui encadrent la salle, coule une pluie battante. Comme dirait Dédé Manoukian. «On a eu les poils». En prime, au final, une pluie de paillettes… Et, en rappel, sa reprise groovy de «Photos souvenirs», de William Sheller. Les poils, on vous dit.