Dans la peau de Judy Garland

©2006 20 minutes

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Recréer un concert mythique de Judy Garland à la note près, il fallait oser. Rufus Wainwright l'a fait et remet ça ce soir à l'Olympia (Paris 9e). Il y a quelques mois, le compositeur canadien louait pendant deux jours le Carnegie Hall de New York où la chanteuse et actrice s'était produite le 23 avril 1961, après six années d'absence. A l'époque, les affiches annonçaient « la plus grande artiste du monde ». Et les spectateurs qualifièrent ce show de « soirée la plus fabuleuse dans l'histoire du show-business ». Le double album, Judy at Carnegie Hall, tiré de cette performance, est resté numéro un des classements américains pendant treize semaines.

Fan absolu de Judy Garland depuis l'enfance, Rufus Wainwright la cite comme l'une de ses influences majeures. « Elle m'a appris à ne pas avoir peur de chanter à pleins poumons. » Et c'est précisément ce qu'il fera ce soir, accompagné d'un orchestre de quarante musiciens. Au programme, la reprise des 26 morceaux et medleys interprétés par Judy Garland : rien que des classiques comme Puttin' on the Ritz, That's Entertainment ou Over the Rainbow. Un défi parfait pour le chanteur, qui se considère comme la version masculine de Judy Garland, caractère flamboyant, penchant pour les excès en tous genres et fragilité à fleur de peau compris. Mais sitôt ce concert exceptionnel achevé, Wainwright reprendra son identité pour sortir en mai son cinquième album, Release the Stars.

I. Ch.