Lana Del Rey: Influences multiples, 100% elle-même

VIDEO Trois ans après «Born to die», la sulfureuse chanteuse sort lundi son deuxième album, «Ultraviolence». Ultra attendu surtout... 

Sarah Gandillot
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Lana del Rey sort son nouvel album
Lana del Rey sort son nouvel album — Neil Krug

La chanteuse qui a fait son apparition sur la scène musicale en 2011 sort son deuxième album, Ultraviolence. Tout le monde se souvient du raz-de-marée Lana del Rey il y a trois ans. Certains criaient au génie, d’autres à l’imposture. Quoi qu’il en soit, la chanteuse a vendu plus de 7 millions d’exemplaires de Born to die, premier disque porté par les tubes «Video Games» et «Blue Jeans». Lana Del Rey revient avec un album moins «tubesque» mais plus cohérent et pour lequel elle revendique de multiples influences que 20 Minutes décrypte pour vous. Des inspirations variées pour un résultat 100 % personnel.

20 % Marylin

Pour le physique glamour, bien sûr. Le nez en trompette, les lèvres pulpeuses, les ongles longs et toujours vernis, et les formes voluptueuses enveloppées dans de jolies robes vintages. Mais aussi parce que les deux stars ont en commun le désespoir chevillé au cœur. Le spleen traverse ce nouvel album de bout en bout. Il y est question de dépendance amoureuse, de déceptions sentimentales, de solitude. Il n’y a qu’à lire le titre de ses chansons pour s’en rendre compte: «Ultraviolence», «Sad girl» («Fille triste»), «Cruel World» («Monde cruel»), «Pretty when you cry» («Beau quand tu pleures»)… Espérons simplement que la mystérieuse chanteuse ne connaisse pas le même destin.

25 % Eagles

Parce que la chanson «Pretty when you cry» remet le slow au goût du jour façon «Hotel California». Même intro imparable, même gros solo de guitare électrique au milieu de la chanson, même batterie lente qui s’accélère d’un coup, emportant tout sur son passage. En 2014, on se tiendra les épaules et les hanches timidement dans les boums sur du Lana Del Rey.

25 % Nina Simone

Parce que Lana Del Rey adule la diva soul au point de reprendre l’une de ses chansons sur Ultraviolence. La chanteuse pop nous livre une version blues bouleversante de «The Other Woman», qui raconte l’histoire d’une femme qui, à force de vouloir être trop parfaite, passe ses soirées à pleurer dans son lit. Et qui finit sa vie seule, tellement seule… Micro saturé, son patiné un peu vintage, Lana s’amuse à moduler sa voix façon années 50 avec malice et brio. Un très bel hommage à la géniale Nina.

30 % Black Keys

Parce que Dan Auerbach, le guitariste et chanteur des Blacks Keys, a produit Ultraviolence. Lana a d’abord enregistré une première version de son album seule avec son guitariste et un batteur. Puis elle a rencontré Dan Auerbach qui lui a tout fait refaire en six semaines à Nashville, et le plus souvent en live. L’influence de ce grand amateur de blues se ressent tout au long du disque. Ampleur, guitares saturées, échos et réverbérations, sa touche est bien là.