Solidays se prépare à déménager l’an prochain

FESTIVAL A quelques jours de sa 16e édition, du 27 au 29 juin, Solidays tenait sa traditionnelle conférence de presse ce mercredi à Paris...

Stéphane Leblanc

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Xavier Demaison (à g.), Eloïse (de Christine and the Queens) et Mat Bastard (de Skip The Use) entourent Luc Barruet, directeur et fondateur de Solidays
Xavier Demaison (à g.), Eloïse (de Christine and the Queens) et Mat Bastard (de Skip The Use) entourent Luc Barruet, directeur et fondateur de Solidays — S.LEBLANC / 20MINUTES

Et on a reparlé de cette «chaîne de solidarité» qui entoure ce festival unique, de son «public respectueux», de la fidélité d’artistes «qui reviennent très souvent» (M, Skip the Use, Shaka Ponk) et de ceux, comme Christine and The Queens, «vrai coup de cœur» des programmateurs, qui seront là pour la première fois. Et encore de l’hommage qui sera rendu, pas seulement sur l’affiche, à Nelson Mandela «qui s’était engagé contre le sida dans les dernières années de sa vie, après la mort d’un de ses fils»…  

Mais les organisateurs de Solidays ont gardé la plus inédite des informations du jour pour la fin de la conférence de presse qui se tenait ce mercredi à Paris: Solidays va déménager en 2015. Et c’est au président d’honneur Antoine de Caunes qu’est revenu le soin d’évoquer le sujet, non sans humour: «Nous recherchons un site de 30 hectares, si possible en région parisienne. Je lance un appel très simple: si vous avez des amis qui disposent de ce genre de propriété…»

Ni Saint-Cloud, ni Versailles

«L’hippodrome de Longchamp doit subir des travaux de rénovation», explique Luc Baruet, le directeur et fondateur de la manifestation. Parmi les solutions de remplacement, il pourrait y avoir le domaine national de Saint-Cloud. «Nous préférerions éviter d’occuper un site déjà marqué par d’autres événements». Exit le parc qui accueille déjà le festival Rock en Seine. Ou La Courneuve, trop marquée fête de l’Humanité.

Un journaliste hasarde alors: «Et Versailles?» Franche rigolade. «C’est sûr, réplique Barruet, avec tous les jardins et statues protégées…» Mais on peut aussi rêver de sites bien plus grands. «Ce serait formidable, car on a besoin de place pour que tout le monde se sente bien», s’enthousiasme la programmatrice Hylda Gbenou, pas peu fière de compter déjà 80 concerts pour les trois jours que dure la prochaine édition.