Arno: «Si je ne tourne pas, je deviens alcoolique»

©2006 20 minutes

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Les chanteurs Arno et Tom Barman sont les têtes d'affiche des concerts sans précédent organisés dimanche dans quatre villes belges pour faire barrage au parti d'extrême droite Vlaams Belang, qui rêve de prendre la mairie d'Anvers aux municipales du 8 octobre.
Les chanteurs Arno et Tom Barman sont les têtes d'affiche des concerts sans précédent organisés dimanche dans quatre villes belges pour faire barrage au parti d'extrême droite Vlaams Belang, qui rêve de prendre la mairie d'Anvers aux municipales du 8 octobre. — Franck Moreau AFP/Archives

Arno

Chanteur.

A quoi ressemble votre nouvel album, Jus de box ?

A un juke-box. Son titre vient de là.

Vous restez fidèle à vos racines rock et blues...

Et je me suis éclaté à les enregistrer ! En ce moment, j'ai un problème avec les artistes qui se prennent pour Gainsbourg ou Brassens alors qu'ils ont 26 ans. Mon album est en réaction à ça.

Vous signez quand même un titre avec un rappeur.

Je suis curieux et ouvert comme une vieille pute. Le résultat est intéressant et comique. J'aime le rap. Dans les 1960's, j'écoutais déjà The Last Poets.

Un album tous les deux ans, des tournées... Vous êtes hyperactif ?

J'enregistre des albums pour aller sur scène. Tourner, c'est comme si je faisais du sport. Je vis seul, je m'ennuie vite chez moi. J'ai deux mains gauches, je ne sais rien faire, alors si je ne tourne pas, je deviens alcoolique.

Comment ça se passe en studio ?

Je travaille vite : le studio, ça coûte cher et l'argent, je préfère le garder dans mon portefeuille. Et acheter des PlayStation à mes enfants !

Qu'est-ce qui vous inspire ?

Miss Amérique m'est venue en observant ces femmes qui mettent leurs jeans dans leurs bottes. C'est antisexe et aussi moche que les mecs qui portent des chaussettes blanches avec un short et des mocassins. Moi, j'écris des chansons comme je parle. Je ne fais pas de littérature. C'est du rock !

Recueilli par Isabelle Chelley