L'entretien et l'énergie, deux gouffres financiers

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Surnommé « la raffinerie » ou « l'usine à gaz » à son ouverture, le Centre Pompidou date surtout d'une époque où les économies d'énergie ne préoccupaient personne. Avec ses 105 000 m2 de surface sur dix niveaux, ses 9 800 m2 de vitrages et ses vingt-cinq ascenseurs, son entretien est un gouffre financier : un cinquième du budget du Centre (104,5 milliers d'euros en 2007), soit près de 20 millions d'euros. De plus, le bâtiment est « un véritable courant d'air, avoue son directeur technique, Stéphane Viale. Il manque d'étanchéité et consomme énormément d'énergie ». Pour limiter les dépenses, une gestion technique centrale a été mise en place en 2000. Des dispositifs de traitement d'air seront changés entre 2007 et 2011 et les escalators intérieurs seront renouvelés cet été.

J. D.

« Dès l'origine, le bâtiment a été conçu pour être agrandi. D'ici à quinze ans cette question se posera certainement, explique Bruno Racine. Si je devais formuler un rêve, ce serait de réaliser une extension en hauteur. » Mais il est aussi question d'utiliser les espaces vides du Palais de Tokyo, dans le 16e arrondissement de Paris.