La musique classique a son festival grand public

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Sur le vaste thème de « l'harmonie des peuples », la Folle Journée débute ce week-end par ses 150 concerts en région Pays de la Loire. Mercredi, la machine investira le palais des congrès de Nantes pour cinq jours. Au-delà des chiffres liés à ce qui est devenu l'événement majeur en musique classique (150 000 spectateurs attendus, 2 000 artistes invités, 600 oeuvres présentées), le succès du festival est-il aussi celui de la musique classique en général ? Michel Eyrole, l'administrateur de l'Orchestre national des Pays de Loire, constate que le nombre de ses abonnés est passé de 2000 à 11 000 en douze ans et qu'ils ont tous environ dix ans de moins aujourd'hui. Il n'est sans doute pas possible d'attribuer ce résultat à la seule manifestation et Philippe Fanjas, directeur de l'Association française des orchestres, rappelle que « ce n'est pas une Folle Journée qui va régler seule la question de la démocratisation de la culture. Cela marche et René Martin [fondateur de la Folle Journée] a prouvé que l'on pouvait faire du public avec le classique. » Les spectateurs, très fidèles, ont confiance et sont sollicités tout au long de l'année par des actions de terrain. « Nantes a de la chance, conclut Philippe Coutant, directeur de la maison de la culture de Loire-Atlantique, la même chose ne pourrait sans doute pas se faire ailleurs. »

Philippe Verrièle