Un fluide glacial sur Angoulême

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Le festival de la BD a entamé, jeudi, sa 34e édition dans un climat glacial. Alors que la campagne charentaise est recouverte d'un manteau neigeux, les rues d'Angoulême étaient étonnamment désertes. Et la faute n'en incombe pas seulement au froid.


Pour la première fois, le festival est scindé en deux pôles. Au centre-ville se concentrent les expositions, décevantes pour la plupart. Pour rencontrer les auteurs et, imagine-t-on, le public, il faut emprunter des navettes vers un site sans charme en périphérie de la ville. Sous l'immense chapiteau, les éditeurs font grise mine. Là non plus, l'affluence n'est pas celle espérée.


Pourtant, quelques stars de la BD ont fait le déplacement. L'Américain Charles Burns (Black Hole) dédicace à tours de crayon. Plus loin, la file s'allonge devant la table d'Arleston alors que Larcenet a fait une visite surprise au stand Fluide Glacial. N'empêche : l'affluence est loin d'être celle des grands jours. En ville, une cafetière, et de nombreux Angoumoisins avec elle, prie pour que la tendance s'inverse vite, grâce au très populaire concert de dessins ou aux matchs d'improvisation de BD.

Envoyés spéciaux, Olivier Mimran et Benjamin Chapon