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Culture

Show et froid à Angoulême

La 34e édition du Festival international de la bande dessinée, qui commence jeudi...

La 34e édition du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, qui commence jeudi, promet d’être l’édition des extrêmes.

Extrême des températures d’abord. Elle monte du côté du public de plus en plus nombreux et varié (200.000 visiteurs attendus sur ces quatre jours) et elle descend au thermomètre. L’année dernière, la nocturne du samedi avait été annulée à cause de la neige.

Extrême des distances ensuite.
Les maisons d’édition ont cette année été réunies sous une seule et même bulle, sorte de salon des éditeurs de 10.000 m2, soit «l’une des plus grandes librairies du monde». Ce super-salon sera situé en banlieue alors que le centre-ville d’Angoulême sera dédié aux expositions, concerts et autres évènements qui cette année sont pléthore.

Extrêmes artistiques enfin.
Le président Lewis Trondheim porte en lui l’opposition entre BD d’auteur et grand public. Auteur de séries à succès comme Lapinot ou Donjon, il est aussi l’un des fondateurs de l’Association, maison d’édition avant-gardistes qui a depuis plus de dix ans révolutionné le genre.

Extrême bonus.
Il y a plusieurs types de visiteurs à Angoulême. La première catégorie vient à la pêche aux dédicaces. Ils sont patients et déterminés. Certains endurent toutes sortes de souffrances pour tailler le bout de gras avec leur idole d’autres pour épater leurs copains avec un joli crobard. Deuxième catégorie: les expo-maniaques. Le plus souvent des familles, ils seront gâtés cette année avec notamment des évènements interactifs comme le mur de strips. Troisième et dernière catégorie: les fêtards. Ceux là viennent à Angoulême pour l’ambiance, la possibilité de croiser éditeurs, journalistes et auteurs, parfois éméchés.

Pour ceux qui se reconnaissent dans une ou plusieurs de ces catégories mais qui n’ont ni les moyens ni le temps de venir jusqu’en Charente, 20minutes a ouvert le Blog d’Angoulème, ici.