«L’Appel de Londres» ou la troupe de copains que l'on aime retrouver

THEATRE Depuis dix ans, David Brécourt, Vanessa Demouy, Philippe Lellouche et Christian Vadim enchainent les pièces à succès. Oui, le public aime l'esprit de cette troupe attachante....

Anne Demoulin

— 

David Brécourt, Vanessa Demouy, Philippe Lellouche et Christian Vadim.
David Brécourt, Vanessa Demouy, Philippe Lellouche et Christian Vadim. — PASCALITO

La bande à Lellouche, ça fait bientôt dix ans que ça dure. David Brécourt, Vanessa Demouy, Philippe Lellouche et Christian Vadim, sont soudés à la scène comme à la ville. Depuis la création du Jeu de la vérité en 2005, leurs créations ne cessent de battre des records de fréquentation. Deux pièces et deux longs métrages plus tard, les voilà de retour sur scène au Théâtre du Gymnase avec L’Appel de Londres. Et assurément, en route vers un nouveau succès, tant le public aime cette troupe.

«Il y a tout de suite eu une bonne entente»

«Oui, nous sommes, de fait, une troupe. Nous avons joué, depuis dix ans, dans quatre pièces et deux longs métrages ensemble», lance d’emblée Christian Vadim. Philippe Lellouche, Vanessa Demouy et lui se sont rencontrés dans le Sud de la France à l’occasion du tournage d’une série, qui ne sera finalement jamais diffusée. Non loin de là, David Brécourt tournait «Sous le soleil». «Il y a tout de suite eu une bonne entente, nous ne nous sommes plus quittés», résume Philippe Lellouche.

«Le fait de bien se connaitre influe beaucoup sur les répétitions. Nous n’avons plus besoin de mettre les formes, cela permet de gagner du temps», se réjouit Philippe Lellouche. «On se rassure mutuellement et donc, on économise beaucoup de temps. Nous avons répété seulement pendant trois semaines pour L’Appel de Londres», se félicite Christian Vadim.

«Nous avons surtout tendance à être rieurs»

«Non, nous n’improvisons pas, tout est scrupuleusement écrit», explique Philippe Lellouche. Mais sur scène, «nous fonctionnons comme une équipe de relais. Nous n’avons pas besoin de regarder derrière, on sait qu’il y a quelqu’un», confie Christian Vadim. La vraie tendresse et la complicité partagée par cette bande sont palpables sur scène. «En cas d’incident de l’un ou de l’autre, nous avons surtout tendance à être rieurs», reconnait Philippe Lellouche. Et le public, complice lui aussi, de raffoler de ces fous rires.

Ainsi, lorsque Charles (l’avocat interprété par Philippe Lellouche) entre en scène juste à temps pour empêcher Marianne (incarnée par Vanessa Demouy) d’embrasser François (joué par Christian Vadim) le public redouble de rires et de plaisir. «Les gens rient, à la fois, de la situation des personnages, mais aussi de celle des comédiens. Nous avons été surpris de voir que les gens faisaient d’emblée le rapprochement avec notre vie personnelle, nous ne pensions pas être aussi connus! Depuis, on en joue un peu sur cette scène», raconte Philippe Lellouche. Pour le plus grand plaisir des fans.

«L’appel de Londres»

Charles, l'avocat, François, l'écrivain, Jean-Christophe, le trader, se sont éxilés à Londres. Il se rencontrent par hasard un soir de 14 juillet, chez Marianne, qui tient un petit restaurant où l'on parle la langue de Molière et l'on mange la cuisine du pays d'Escoffier. Au fil des discussions, l'appel vers la patrie éclate comme un feu d'artifice...

Du mardi à samedi à 20h et le samedi à 17h au Théâtre du Gymnase, de 15 à 48 euros.