Ddamage, électro sans dommage

©2006 20 minutes

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C'est peu dire que Ddamage a galéré avant d'être reconnu en France. Comme Daft Punk, Phoenix ou Air, ce duo français d'électro déjantée a connu un succès international avant d'être découvert dans son pays. Chaque concert des frères Hanak (Fred et Jean-Baptiste) est exceptionnel tant ils sont plébiscités hors de nos frontières. « Signer sur de prestigieux labels anglo-saxons et japonais comme Tigerbeat6, Planet Mu ou Intik Records nous a permis de travailler avec des artistes que nous n'aurions jamais rencontrés autrement », raconte Fred, avant de citer Kid 606, Boards Of Canada, Funkstörung, Mike Ladd, Mf Doom... La diversité de leurs collaborations vient de la richesse débridée de leur musique. A l'image de Shimmy Shimmy Blade, leur dernier opus (2006), leurs productions mélangent hip-hop aliéné, punk électronique, sons saturés et distordus par des synthés analogiques. « Lorsque nous composons notre musique, nous revenons à l'état bestial, souligne Jean-Baptiste. La seule différence avec le Cro-Magnon, c'est que nous possédons des armes logistiques assez puissantes pour canaliser nos sons, paroles et guitares. » « A 100 % axés sur la performance musicale et scénique et une attitude 100 % rock'n'roll », les Ddamage en profitent pour suer à grosses gouttes en bougeant comme des fans de hard rock.

Adeline Lajoinie

Ce soir au Nouveau Casino (Paris 11e), le 25 janvier à la Cave aux Poètes (Roubaix).