«Grand Budapest Hotel» enchante la Berlinale

CINEMA Le nouveau film de Wes Anderson attendu en France le 26 février a ouvert jeudi soir la 64ème édition du festival du film de Berlin. «Un gigantesque tour de montagnes russes jubilatoire», «un miracle»... La presse est enthousiaste…

Annabelle Laurent

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The Grand Budapest Hotel, de Wes Anderson
The Grand Budapest Hotel, de Wes Anderson — Fox Searchlights Picture

Quel meilleur casting que celui d’un film de Wes Anderson pour garantir le glamour d’un tapis rouge d’ouverture de festival? D’autant que sur ce film, le réalisateur américain d’A bord du Darjeeling Limited et de Moonrise Kingdom a fait très fort: sont à l’affiche Edward Norton, Owen Wilson, Bill Murray, Ralph Fiennes, Jude Law, Willem Dafoe, Adrian Brody, Jeff Goldblum, Tilda Swinton, Jason Schwartzman, Harvey Keitel, mais aussi les Français Mathieu Almaric et Léa Seydoux. Rien que ça.

Un pays d’Europe de l’Est inspiré par Stefan Sweig

Le film raconte les aventures de Gustave H. (Ralph Fiennes), concierge d’un célèbre hôtel européen de l’entre-deux-guerres qui va se retrouver impliqué, avec son jeune protégé, dans le vol d’une oeuvre d’art de la Renaissance et une bataille autour des biens d’une grande famille… Le réalisateur a planté l’intrigue dans un pays d’Europe de l’Est inventé, Zubrowska, aux prises avec la montée du fascisme. Pays fictif que lui a inspiré l’œuvre de Stefan Zweig qu’il a récemment découverte et dévorée d’une traite. «Notre intention était d’essayer de faire notre propre version de Stefan Zweig», explique-t-il à Paris Match.

Wes Anderson signe «à ce jour, son film le plus sombre et, malgré le caractère lointain de son cadre, son œuvre la plus profondément personnelle», de l’avis de Jon Frosch, envoyé spécial de France 24 à Berlin. Première parle d’un «miracle de Wes Anderson», le réalisateur «innovant dans la continuité avec l’un de ses films les plus séduisants et les plus aboutis». Pour Paris Match, «Le résultat est à la hauteur de l’ambition, un gigantesque tour de montagnes russes jubilatoire où le cinéaste s’amuse comme un fou – et les acteurs avec- pour mieux, au final, nous serrer le cœur». Le quotidien canadien La Presse est plus mesuré: «Une oeuvre singulière qui n’est pas un grand film, mais qui porte la marque visuelle déjantée de tous les films de Wes Anderson».

En attendant (impatiemment) le 26 février, la bande-annonce de The Grand Budapest Hotel est à retrouver ci-dessous.