Sylvie Guillem, une étoile filante sur les planches

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Sylvie Guillem est arrivée dans la danse comme une météorite. Jeune gymnaste de haut niveau, elle profite à 12 ans d'une formation croisée entre l'école de l'Opéra de Paris et l'Insep (Institut national du sport et de l'éducation physique). Une année de formation plus tard, sa vocation a mûri : elle sera danseuse. En 1983, Sylvie Guillem remporte le prix de Varna, à 18 ans. L'année suivante, en décembre, elle accède au rang de première danseuse, puis d'étoile cinq jours plus tard. Jamais l'Opéra de Paris n'avait connu plus rapide ascension et jamais le titre suprême n'avait été décerné à une danseuse aussi jeune. Cette réussite lui permet de briller dans les plus grands rôles du répertoire, où son sens de la ligne et la précision stupéfiante de ses mouvements font merveille. Elle imprime sa marque aux pièces de Balanchine, danse Forsythe comme une extraterrestre... jusqu'en 1989.

Trop corsetée par le fonctionnement de l'Opéra, Sylvie Guillem claque la porte et signe un contrat de « Principal Guest Artist » avec le Royal Ballet de Londres, qui lui laisse toute liberté de travailler avec qui elle veut : Forsythe, Mats Ek, Béjart ou le jeune Russell Maliphant. La plus grande danseuse française est toujours londonienne et n'éprouve aucune nostalgie de sa vie parisienne.

Ph. V.