Les albums de chants de Noël divisent l’Occident

Benjamin Chapon

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Mary J Blige a chanté à New York pour l'inauguration du sapin de noël géant du Rockfeller Center le 5 décembre 2013
Mary J Blige a chanté à New York pour l'inauguration du sapin de noël géant du Rockfeller Center le 5 décembre 2013 — INB/WENN.COM/SIPA

Celui du moine franciscain Frère Alessandro mis à part, les albums de Noël que plusieurs stars, comme Mary J. Blige ou Susan Boyle, sortent cette année ne devraient pas s’écouler en grand nombre.

Aux Etats-Unis, l’album de reprises de chants de Noël est un incontournable dans la carrière de toutes les stars de la musique. Chaque année, pop stars, chanteurs de country et même rappeurs s’y mettent.

Un petit papa Noël standart

«Chaque année, les Américains nous demandent de sortir en Europe ces albums de Noël qui font des fours incroyables chez nous», se lamente la responsable promo d’une maison de disque.

Tout cela est un problème de tradition pour Edward Hewlett, musicologue à l’université de Chicago. «Il y a aux Etats-Unis une grande tradition de la reprise d’un standard, notamment en jazz. Ainsi, un ensemble de chansons dont on ne connaît pas l’auteur original est rassemblé sous le nom «Great American Songbook». De même, il y a tout un répertoire de chants de noël.»

L’auteur de «Vive le vent»

En France aussi, on aime les chants de Noël, mais pas chantés par des stars, plutôt par des chorales de bambins. «Cela provient d’une différence culturelle majeure, poursuit Edward Hewlett. Aux Etats-Unis, on valorise l’interprète là où en France, et en Europe, la figure de l’auteur est vraiment essentielle.»

Ainsi, en France, ces albums de chants de Noël par des stars «sont perçus comme des objets commerciaux, un peu racoleurs», raconte Alexandra, vendeuse disque dans une Fnac parisienne.