James Bond est alcoolique

A.L avec AFP

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Sean Connery dans "James Bond 007 contre Dr. No" (1963)
Sean Connery dans "James Bond 007 contre Dr. No" (1963) — DR

On ne vit que deux fois, mais pas avec une cirrhose. L’agent secret 007 est un alcoolique invétéré, assure un groupe de médecins britanniques qui a examiné avec minutie l’œuvre de Ian Fleming pour tenir un compte précis de sa consommation alcoolique. Leur étude est publiée dans la revue médicale britannique BMJ.

Sa phrase fétiche: «Un Vodka-Martini, mélangé au shaker, pas à la cuillère»? En réalité, idéalement, les cocktails Martini-vodka doivent être «mélangés»  et non pas passés au shaker pour être «secoués», écrivent ces médecins très au fait. Mais «Bond a un problème d’alcool tellement sérieux que ses mains tremblent probablement trop pour pouvoir mélanger un cocktail –et peut-être même tirer au pistolet», écrivent-ils.



Une consommation d’alcool quatre fois plus élevée que la dose maximale

Autre conclusion de l’étude: dans les 12 livres, les médecins ont recensé un total de 1.150 unités d'alcool consommées par 007. Une unité d'alcool en Grande-Bretagne équivaut à 10 ml ou 8 grammes d'alcool pur (contre 10 grammes dans les autres pays). En excluant du calcul les jours d'emprisonnement, d'hospitalisation ou de convalescence, durant lesquels on peut supposer que Bond ne boit pas, l'agent a ingurgité en moyenne 92 unités alcooliques par semaine, soit 736 grammes d'alcool. Soit une «consommation d'alcool hebdomadaire quatre fois plus élevée que la dose maximale souhaitable pour un homme adulte», expliquent-ils.

Plus de chances de mourir d’une cirrhose que d’une mission risquée

007 présente un «risque considérable de développer une maladie du foie, une cirrhose, de devenir impuissant ou d'avoir d'autres problèmes de santé liés à l'alcool, ou encore de se blesser sérieusement et de mourir en raison de son alcoolisme», selon l'article. «Nous reconnaissons que la fréquentation de terroristes internationaux (...) peut conduire à la boisson, mais nous conseillerions à M. Bond de consulter (...) et de réduire sa consommation à des niveaux moins dangereux», concluent les médecins.