Il était une fois sur un plateau bulgare

©2006 20 minutes

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On se croirait vraiment au Far West. Pour les besoins de Big City, le prochain film de Djamel Bensalah, une ville de western a été créée dans la montagne bulgare, près de Sofia. Eglise, saloon, épicerie, prison... rien ne manque. Ce jour-là, les enfants ont pris le pouvoir, recouvrant tout d'un épais nuage de mousse. « Cessons d'angéliser les gamins, lâche le cinéaste. Ils sont comme les adultes, capables de violence et d'excès. »

Les jeunes Julien et Axel ont attaché le petit Hugo à un poteau avec une pomme sur la tête. « Je suis trop jeune, je veux pas mourir ! », crie la victime, une fois, deux fois, vingt fois, tandis que ses bourreaux le menacent avec un revolver. Derrière son moniteur vidéo, Bensalah traque la moindre mimique de ses acteurs en herbe, leur faisant refaire la prise jusqu'à obtenir l'expression souhaitée. « C'est parfois dur, mais on s'amuse », précise Quentin. Le réalisateur d'Il était une fois dans l'oued mime le jeu de chacun en l'exhortant à s'éclater au maximum. « Une grande patience est indispensable », soupire-t-il. Une poignée d'adultes, dont Atmen Kélif et Eddy Mitchell, complètent la distribution. « Jouer dans un western, c'est un rêve d'enfant devenu réalité, avoue M'sieur Eddy. Je suis ravi de laisser les enfants me voler la vedette. »

C. Vié