Marina Foïs : «Ce rôle je le joue bien, une étude l'a prouvé ! »

©2006 20 minutes

— 

Marina Foïs

Comédienne.

Qu'est-ce qui vous séduit chez l'Argentin Copi ?

Il bouscule la pensée commune. Copi nous met face à nos responsabilités d'être humain, comment on se comporte, ou quelle vision on a de l'autre. C'est un vrai plaisir dans ce métier que de faire ce qu'on n'ose pas dans la vie : dire du mal des personnes âgées, vanter les bienfaits de l'héroïne... En scène, on a le droit d'avoir des mauvaises pensées !

Vous pensez à une réplique

particulière ?

Quand on me demande pourquoi j'ai tué ma fille et que je réponds : « Elle me dégoûtait. » Ces cinq petites syllabes sont d'une violence terrible. Et en même temps, je peux imaginer que ça puisse être vrai...

Votre personnage Daphné déconnecte complètement de la réalité jusqu'à se retrouver nue. Cette scène ne vous a pas posé de difficultés ?

Copi raconte autre chose que la nudité. Il la met à poil pour montrer à quel point elle n'est plus dans le concret. Elle n'est pas nue pour être nue, elle a juste oublié de s'habiller, ce qui est complètement différent !

Pensez-vous que ce rôle marque

une étape dans votre carrière ?

Si vous êtes disponible pour penser différemment, vous ressortez forcément grandi d'une expérience comme celle-là. Même si on ne joue pas très bien d'ailleurs. Ce sont deux choses complètement différentes que de bien jouer et s'enrichir d'une expérience.

Là pour le coup, votre prestation est unanimement saluée...

C'est vrai, c'est reconnu mondialement que je joue bien Daphné ! Une étude américaine l'a prouvé... Je vous assure, c'est validé !

Recueilli par Charlotte Lipinska

Un couple d'hommes voit son réveillon perturbé par une voisine sous acide, un travesti et un boa géant... Martial Di Fonzo Bo monte cette pièce totalement déjantée avec finesse et élégance, soulignant l'humour ravageur de Copi.