Beethoven, la preuve par neuf

©2006 20 minutes

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En cinq CD très élégants, l'Ensemble orchestral de Paris (EOP) vient de réaliser ce qu'aucun orchestre français n'avait osé depuis des décennies : enregistrer une intégrale des neuf symphonies de Beethoven. L'Hymne à la joie de la IXe, Les Cinq Coups du destin de la Ve, représentent ce que John Nelson appelle « l'Everest de la musique ». Pour le chef d'orchestre en effet, le compositeur « est le meilleur des plus grands musiciens de tous les temps ». L'orchestre qui s'y frotte doit avoir un son, une homogénéité qui prouve qu'il appartient aux grands. Ce qu'atteste Deborah Nemtanu, toute jeune premier violon : « On est heureux de montrer que l'on est capable d'enregistrer une version à nous. »

Ph. V.

Un Beethoven moins romantique, moins excessif. Et une musique plus claire, plus humaine.