Banksy: Des vigiles protégent ses créations dans les rues de New York

A.G. avec AFP

— 

A New York, la foule vient admirer une création de Banksy, le 18 octobre 2013. Une oeuvre protégée par des vigiles.
A New York, la foule vient admirer une création de Banksy, le 18 octobre 2013. Une oeuvre protégée par des vigiles. — MICHAEL LOCCISANO / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Très bankable et toujours anonyme, Banksy fait des émules à New York. Mais pas seulement dans le bon sens. Il y a eu du grabuge ces derniers jours autour de ses créations, vandalisées. Si bien que des vigiles et des grilles ont fait leur apparition autour des œuvres pour les protéger.

Le célèbre Britannique, dont l'identité véritable reste un mystère, est en «résidence» depuis le début du mois dans les rues de New York, faisant courir hipsters et amateurs, en dévoilant chaque jour une nouvelle création, dont l'endroit est annoncé sur Internet. Les amateurs se ruent alors sur place mais la plupart des oeuvres sont rapidement taguées ou vandalisées.

Des rubans jaunes pour limiter le périmètre des toiles

Banksy a ainsi accroché vendredi deux toiles sous l'ancienne voie ferrée de la high line à Chelsea, à l'angle de la 24e rue de la 10e avenue. Samedi, un ruban jaune de police en limitait le périmètre, et deux vigiles ne laissaient s'approcher les nombreux curieux qu'au compte-goutte.

«Vous avez cinq minutes. Il est interdit de manger, de boire ou de toucher les œuvres», déclarait un vigile. Des grilles protégeront l'espace à partir de minuit, a précisé l'un d'eux à l'AFP. Il a expliqué que c'était le propriétaire d'un immeuble en construction à côté qui avait décidé de ces mesures, pour éviter toute dégradation.

Un tagueur attaqué par des fans de l’artiste

A Williamsburg (Brooklyn), la propriétaire d'un immeuble que Banksy a décoré d'un pochoir montrant deux geishas sur un pont, a elle aussi embauché vendredi des vigiles, face à la foule et aux incidents. L'oeuvre, dévoilée jeudi, avait été rapidement taguée, le tagueur a été attaqué par des fans qui ont ensuite essayé de réparer au mieux les dégâts, a expliqué Cara Tabachnick au New York magazine.

Un autre petit pochoir cette semaine à Tribeca a également créé beaucoup d'agitation. Il représentait en bas d'un mur les tours jumelles du World Trade Center, un chrysanthème orange accroché à l'une d'elle. Celui-là n'a pas été défiguré, un plexigas a été installé pour le protéger et des passants y ont même laissé des fleurs.

Selon des rumeurs, Banksy serait à l’origine même de ces dégradations. Il s’en défend: «Je ne défigure pas mes propres images. Je pensais que les autres graffeurs me détestaient parce que j’utilisais des pochoirs, mais ils me détestent tout simplement.»

Les graffitis, un «signe de décadence» pour Michael Bloomberg 

Si ce show new-yorkais, intitulé «Better Out Than In» (mieux vaut dehors que dedans) met les fans en transe, il n'est pas du goût de la police ou du maire Michael Bloomberg. «Les graffitis dégradent les propriétés, c'est une signe de décadence et de perte de contrôle, a-t-il déclaré cette semaine. Il y a des places pour l'art, et d'autres qui ne le sont pas».